L’Union africaine est préoccupée par le litige frontalier qui oppose deux pays de l’Afrique de l’Est. Les relations entre le Kenya et la Somalie sont en effet très défectueuses du fait de leurs divergences sur leur frontière maritime. Les eaux disputées renferment d’importants gisements de pétrole et de gaz sur une superficie évaluée à plus de 100 000 km2 au large des deux pays. L’affaire est portée devant la Cour internationale de justice de La Haye.

Le Kenya méfiant vis-à-vis de La Haye

Ce gisement off-shore pourrait entraîner des conflits entre les deux pays voisins. Mais surprise: alors que les audiences devraient commencer aujourd’hui, le Kenya a demandé un report auprès de la Haye. Nairobi aurait quelques réticences sur la légitimité même de la Cour internationale de justice de La Haye à trancher ce différend.

Refus du « border program » de l’UA

L’Union africaine a proposé son arbitrage via son « border program ». Les deux pays ont ignoré pour le moment ce programme qui a pourtant déjà tranché des différends frontaliers entre des pays d’Afrique tels que le Mozambique, la Tanzanie et les Comores. On parle aussi d’une médiation de l’UA avec la nomination probable d’un médiateur. Mais la Somalie ne veut rien entendre avant la décision de La Haye tandis que le Kenya a du mal à faire confiance à l’instance onusienne. Une situation plutôt compliquée entre les deux pays.   

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