La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat“, disait l’artiste et écrivain philosophe, Friedrich Nietzsche. Dans la bataille politique, il y en a manifestement qui ont une perception étriquée de l’adversité. Ceux-là, leur désir de clouer au pilori leurs adversaires politiques peuvent se laisser habiter par l’aveuglement.

Au point qu’ils n’hésitent à confondre leurs adversaires à ceux qu’ils prennent pour les soutiens de ces derniers. Quitte à commettre du tort et à se rendre coupable d’injustice. Aujourd’hui, certains crieurs publics sont désemparés. La plupart d’entre eux ont vendu leur dignité et leurs convictions politiques à vil prix. Désespérés, ils ont conscience d’avoir perdu la bataille. Mais ils sont si lâches qu’ils n’osent pas admettre la triste réalité. Mais ils savent bien qu’ils n’en ont rien à espérer.

Mais au lieu de reconnaître qu’ils se sont trompés,  ils épousent la haine et la violence comme alliées. Parce qu’ils sont ainsi, de mauvais perdants.  D’autres encore, habités par la méchanceté et la mauvaise foi, font le choix d’entraîner dans leur chute des citoyens honnêtes qui n’ont rien à voir avec leur déchéance.

Il est écrit dans “Les apologues et contes orientaux (1784) je cite : “la plus irréconciliable de toutes les haines, c’est la haine de l’envieux, elle est incurable“, fin de citation.

Certes, on peut bien faire son combat. On peut bien attaquer et contre-attaquer. C’est légitime ça ! Mais l’élégance voudrait qu’on laisse de côté ceux qui ne sont ni près, ni loin associés à votre combat. Au lieu de perdre son temps à se demander comment entraîner d’autres personnes dans sa propre chute, on devrait davantage mettre son intelligence à profit pour essayer de se relever.

En tout état de cause, il convient de préciser à l’intention des auteurs de ces agissements que les propos discourtois et les appels à la haine distillés sur les réseaux ne feront pas d’eux des super héros. Au contraire, ils passeront pour des apatrides de la république. S’ils veulent bien faire, ils devront se remettre en cause.

La remise en cause, c’est justement un élément de savoir-vivre. Certes, on me dira qu’en politique, ces éléments ne valent pas grand-chose. Mais en guise de réplique, je citerai la romancière Ginette Quirion quand elle disait : “l’éducation d’un enfant, on le sait, c’est un combat. Mais c’est aussi la constance entre les valeurs de la famille et celle de l’entourage”.

Wassalam !!!

Tomou Traoré, journaliste politique tomreotra@gmail.com

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