Emmanuel Macron, à son arrivée aux affaires, avait eu une politique migratoire quelque peu controversée. Une politique Yo-yo voguant au gré des tendances politiques principales dans le pays. Le président français voulait être considéré à la fois comme un défenseur des réfugiés et des droits de l’homme, par la gauche de son pays, et un gendarme des frontières, pour contenter les électeurs de droite. Mais les récentes élections européennes ont achevé de confirmer la meilleure politique aux yeux des électeurs.

Macron engage un virage à droite …toute…

Les récentes élections au Parlement européen ont consacré encore un fois le RN de Marine Le Pen et bien évidemment, certains de ses arguments, notamment sur l’immigration. La victoire de ce parti de droite avait jeté les projecteurs sur des sentiments nationalistes qui prévalaient au sein de la République. Et ce Lundi, alors qu’il discutait avec des élus de son Parti, la LREM, le président Macron a été pour le moins explicite:« vous n’avez qu’un opposant sur le terrain : c’est le Front national (…) Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face ». Ce sujet, c’était la polémique du droit d’asile et la politique sur l’immigration.

Après avoir loué la position de Merkel envers les migrants en Allemagne en 2015 et qualifiant les réfugiés de “héros” des temps modernes ; la position du président s’était ensuite durci avec la mise en place de réformes. Avec une gestion de flux de migrants musclée et « rationnelle », le président français s’était attiré les ires d’organisations caritatives le taxant de bafouer la réputation de la France comme étant une terre d’asile. La presse française est allée jusqu’à dire que la politique du président est « inhumaine ».

Là encore, nouveau virage et assouplissement. Réprimant ses critiques à gauche, M. Macron promettait monts et merveilles avec un engagement budgétaire pour la construction de 20 000 logements et recommandait à la police aux frontières: « Vous devez être exemplaire et respecter la dignité de chaque individu (…) Ce sont des êtres humains envers lesquels nous avons un devoir d’humanité ».

Mais les Européennes étaient arrivés et avaient vu la victoire des partis d’extrême droite. Et ce lundi 16 Septembre, le président décide de changer de fusil d’épaule :« Je crois en notre droit d’asile, mais il est détourné de sa finalité par des réseaux, des gens qui manipulent. Si nous ne le regardons pas en face, nous le subirons… ». Une  assertion qui viendrait comme pour confirmer les récentes mesures prises par le gouvernement français sur l’augmentation de la période de détention avant expulsion, de 12 à 32 jours, l’enregistrement au fichier empreinte de nouveaux demandeurs de visas ou de titres de séjour et la mutation de la carte ADA de retrait de liquidités pour demandeurs d’asile en carte de « paiement » uniquement à compter du 5 novembre 2019.

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