PHOTO / Filippo MONTEFORTE / AFP.

Face à la crise politique que traverse la Lybie, Organisation des Nations Unies avait décidé de jouer la carte de la recherche de consensus entre les parties du conflit en Libye. Mais alors que l’ONU tentait de faire aboutir une conférence de dialogue national, le général Haftar le 04 avril dernier lançait une campagne militaire pour occuper Tripoli et renverser le gouvernement libyen internationalement reconnu. L’attaque est contenue et repoussé, mais le général voyait des soutient régionaux puissants venir à sa rescousse, l’Egypte et surtout les Emirats Arabes Unies (EAU).

Tripoli dénonce les soutiens régionaux de Haftar

Dans un communiqué publié ce dimanche, le gouvernement d’Accord national (GNA) basé à Tripoli, et reconnu internationalement, condamnait la « position hostile des Émirats Arabes Unis », qui aurait permis que la capitale du royaume, Abou Dhabi soit utilisé comme « une plate-forme médiatique pour les milices attaquant la capitale libyenne» ; ajoutant en substance que les Émirats Arabes Unis accueillaient un « milicien »et un « porte-parole »de Haftar, en l’occurrence le général Al Mismari ; « qui soutient un régime militaire anti-démocratique et rejette un État civil».

Libye : la réponse cinglante du camp Haftar à l’ONU

Une déclaration qui serait survenu au lendemain de la conférence de presse que le général Al Mismari avait donné le samedi. Dans son allocution ce chef d’armée aurait laissé entendre que les efforts des Nations Unies à l’établissement inclusif étaient d’ores et déjà voués à l’échec. Puisque, aurait-il déclaré, ce ne serait qu’une fois que Tripoli serait libéré des terroristes et des hors-la-loi, qu’un dialogue national pourrait être lancé ; « Notre mission est d’éliminer le terrorisme, de veiller à ce que la vie redevienne normale en Libye et de permettre aux Libyens de voter librement pour la constitution et d’élire leurs dirigeants et représentants ».

Pour sa campagne, les EAU auraient à eux seul accordé aux militaires de Benghazi, une logistique aérienne puissante, un système de défense Pantsir S1, qui leur permettra de combattre les avions de combat du gouvernement libyen, des missiles anti-aériens, des munitions d’artillerie et des dispositifs d’observation nocturnes.

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