Erdogan

Alors que la Turquie est sous le feu des critiques de la communauté internationale, le président Erdogan a tenu à se montrer très clair à l’encontre de l’Union européenne, qu’il n’a d’ailleurs pas hésité à menacer. En effet, ce dernier a affirmé qu’il était prêt à ouvrir ses frontières avec l’Europe à des millions de réfugiés, une réponse aux critiques dont il est victime depuis hier.

Conscient des difficultés de l’Union européenne à se mettre d’accord sur une politique migratoire claire, ce dernier a joué sur les ambiguïtés afin de mettre un peu de pression sur ses détracteurs. Invitant l’UE à se reprendre, Erdogan affirme que si Bruxelles continuait à comparer l’offensive d’hier à une invasion, alors la Turquie n’aura d’autres choix que de répliquer en ouvrant les portes de l’Union européenne à 3.6 millions de réfugiés syriens. 

Erdogan menace l’Union européenne

Hier, Erdogan et son armée ont effectivement lancé une opération dans le nord-est de la Syrie, région frontalière avec la Turquie. Dans les faits, Ankara souhaite se débarrasser des milices et ressortissants kurdes de la région, notamment ceux appartenant à la milice YPG, qualifiée de terroriste par la Turquie, et ce, depuis des années. Initialement protégée par l’armée américaine, la milice en question a toutefois dû faire face à l’annonce du départ des forces américaines, ouvrant de fait, la voie aux Turcs pour une sanglante offensive.

Offensive lancée en Syrie : Téhéran exprime son inquiétude 

Les djihadistes prisonniers, sous surveillance

Pour l’Europe et de nombreux représentants politiques Américains, cette décision du président Trump est un véritable coup de couteau dans le dos des Kurdes qui n’ont pas hésité à œuvrer aux côtés des forces américaines dans le cadre de la lutte contre les djihadistes du groupe État islamique. Seul point sur lequel la Turquie semble être prête à faire des concessions, celui des ressortissants djihadistes étrangers.

« Nous ferons ce qui est nécessaire avec les prisonniers de l’EI […] Ceux qui doivent rester en prison, nous les y maintiendrons, et nous renverrons les autres dans leur pays d’origine, si ces derniers les acceptent », a-t-il notamment lancé alors que la menace de voir des djihadistes rentrer dans leur pays d’origine sans que cette requête ne soit acceptée était bien réelle.

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