Le mythe de l’Europe semble diminuer chez les Sénégalais. Si beaucoup de jeunes sénégalais nourrissent toujours leurs rêves européens, ils ne sont plus très nombreux comme par le passé à prendre le risque d’une traversée dangereuse par les océans. Le nombre des candidats à une traversée périlleuse est en diminution au pays de la Téranga. Plusieurs facteurs sont à la base de cette prise de conscience des jeunes sénégalais.

Le danger de la traversée par la méditerranée et la faible probabilité de réussite dans cette odyssée est l’une des raisons du peu de disponibilité des jeunes sénégalais à entreprendre l’aventure. Même si beaucoup nourrissent toujours leurs rêves européens, risquer sa vie pour y parvenir est hors de questions pour davantage de jeunes sénégalais. La plupart préfèrent aujourd’hui se rendre en France de façon officielle, en s’adonnant aux formalités d’entrée dont chacun connait les difficultés pour un Africain.


« On peut s’enrichir au Sénégal »

L’association Académie Banlieue Culture organise des conférences et autres séances de sensibilisation pour les candidats au départ. Cette association met en exergue les risques auxquels s’exposent les candidats au départ et leur propose d’autres alternatives : investir dans son pays. D’autant que le coût de la randonnée illégale est de plusieurs millions de francs Cfa, soit quelques milliers d’euros. Largement de quoi lancer un petit projet en Afrique ! C’est ce qu’a compris Ibrahima Bâ, ce jeune titulaire d’un Master qui témoigne « Nous avons tant de potentiels et de ressources à exploiter ici… Je ne trouve pas l’intérêt de partir. Si on est conscients de tout ça on peut s’enrichir au Sénégal ».

« L’Europe est devenue plus dure »

Les témoignages des déçus de la France revenus au pays est aussi un important moyen pour convaincre les jeunes à rester chez eux. Le président de l’association Amath Sarr explique que les « témoignages de ceux qui reviennent de France, et leurs galères sont loin des projections que peuvent avoir certains ». « L’Europe est devenue plus dure » et les jeunes africains prennent conscience de la chose. En un an, les arrivées en France ont baissé de 30% selon l’ agence Frontex.

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