Ce mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan mettait ses menaces à exécution en lançant une offensive, conduite par l’armée turque et l’armée syrienne libre, contre les combattants kurdes syriens dans le nord-est de la Syrie. Pour la communauté internationale et notamment pour le président français, Emmanuel Macron, cette offensive turque , serait inacceptable et ce à plus d’un titre. y4

Macron accuse Ankara de faire le jeu des Djihadistes

Ce jeudi alors que Ankara commençait déjà à faire le bilan de son offensive, et certainement à prévoir les suivantes, le président français lors d’une conférence de presse à Lyon, déclarait en substance, que la Turquie risquait par ses velléités, « d’aider Daech à reconstituer son califat » et enjoignait Ankara à mettre fin, « le plus rapidement possible » à ses offensives.

Des appels auxquels Ankara risquait fort de dédaigner, puisque les relations entre la France et la Turquie ont longtemps été conflictuelles sur la question kurde. Surtout que depuis l’ouverture du front contre l’Etat Islamique; Paris, comme Washington d’ailleurs, avait compris le rôle stratégique que pouvait jouer les combattants kurdes.

Offensive lancée en Syrie : Erdogan fonce tête baissée 

Et en avril dernier, le président Macron accueillait au grand dam de la Turquie, une délégation composée de responsables des Forces démocratiques syriennes (SDF) à l’Élysée et leur signifiait le “soutien actif continu de la France” dans la lutte contre l’État islamique. Il n’en avait pas fallu plus pour que dans une déclaration écrite, Erdogan accusât aussitôt Macron de « tenter de donner une légitimité artificielle à une organisation terroriste et à ses extensions ».

Erdogan menace de “libérer” les réfugiés syriens

Et alors que ce jeudi,  le ministère français des Affaires étrangères convoquait l’ambassadeur de Turquie à Paris, Ismail Hakki Musa, sur la question kurde, le président Erdogan lui, menaçait de “libérer” les 3,6 millions de réfugiés syriens présents en Turquie (et qui souhaitent regagner l’Europe), si les pays européens persistaient à vouloir qualifier son opération militaire en Syrie de tentative d’occupation.

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