En Afrique subsaharienne, la croissance de la plupart des pays est vigoureuse, informe le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin. Pour 2020, cette croissance est projetée à 3%, en tenant compte des tensions commerciales dans le monde, explique-t-il.

Mais pourquoi cette embellie économique ne profite-t-elle pas toujours aux populations ? Karim Barhoumi, interrogé cet après-midi par la radio nationale apporte des éléments de réponses. Pour ce fonctionnaire international ce “paradoxe” est « peut être parfois dû à la lenteur de la mise en place des réformes structurelles. Il faut que votre économie soit plus diversifiée. Si votre croissance provient essentiellement du secteur agricole, vous allez voir que c’est uniquement les gens du secteur agricole qui vont bénéficier de cette croissance » explique M Barhoumi.

Il faut que les Etats engagent plus de réformes structurelles

Donc il faut que les Etats engagent plus de réformes structurelles pour diversifier leurs économies, essentiellement avec l’apport du secteur privé, conseille-t-il. Ceci rendra la croissance plus inclusive. Au Bénin, le gouvernement annonce une croissance de l’ordre des 7% mais la population se plaint souvent de ne pas en bénéficier. Avec les éclairages du représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Bénin, ils pourraient mieux apprécier les raisons de “ce paradoxe”.

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1 COMMENTAIRE

  1. “l’apport du secteur privé…Ceci rendra la croissance plus inclusive” Pour ça il faut
    -que la confiance soit là (libertés publiques/politiques),
    -que chacun soit convaincu que son investissement est sanctuarisé (corruption),
    -que le Bénin progresse dans son ranking “doing business” (démarches),
    que soit créée une fiscalité pour la diaspora let les nationaux résidents qui protège leurs productions contre les importations contre lesquelles ils ne peuvent lutter.

    \\\\\ ///
    (@_@)

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