L’ancien président du gouvernement brésilien Luiz Inácio Lula da Silva pourrait être libéré suite à un arrêt récemment rendu par la cour suprême du pays. En effet, hier jeudi celle-ci a donné un jugement qui met un terme à l’emprisonnement obligatoire des personnes qui ont été condamnées, avant que celles-ci n’utilisent toutes les voies de recours à leur disposition .

La décision réjouit le Parti des travailleurs

Cet arrêt pourrait jouer en faveur de la libération de l’ex-président qui purge une peine de huit ans et dix mois de prison depuis l’année dernière. La justice brésilienne lui avait reproché d’avoir illicitement pris des sommes d’argent pour attribuer des contrats du gouvernement. L’arrêt rendu par la Cour suprême brésilienne, a été approuvé par six juges de la haute juridiction, contre cinq. Les avocats de Lula da Silva, ont par ailleurs indiqué qu’ils demanderont une remise en liberté immédiate de leur client au tribunal qui l’avait condamné.

Cependant, le président de la cour Jose Antonio Dias Toffoli, a fait comprendre qu’il revient aux tribunaux de décider des libérations selon chaque cas. La décision de la Cour suprême a réjoui les membres du parti de l’ex-président en question : le Parti des travailleurs. La présidente de cette formation politique Gleisi Hoffmann a estimé qu’il s’agit là d’une étape cruciale. A l’en croire, elle permettra de rendre plus solide la Constitution et la démocratie à une période où elles sont mises en danger par « un gouvernement d’extrême droite ».

Une décision rendue en dépit des avertissements du ministre de la justice

L’actuel ministre de la justice, Sergio Moro avait prévenu la cour suprême avant qu’elle ne rende sa décision. Il avait estimé que le fait de toucher à cette interprétation du code pénal pourrait avoir un impact négatif sur la répression contre la corruption. Notons que la jurisprudence qui a été suspendue par la décision récente de la cour suprême, était appliquée depuis trois ans.

Brésil : Lula victime d’un complot selon « The Intercept » 

Elle avait participé à la réussite de l’enquête contre la corruption « Lavage express ». Cette enquête visait des sociétés du BTP qui avaient corrompu des cadres politiques et d’anciens responsables de compagnies nationales, dans le but d’obtenir des contrats avec notamment la société nationale de pétrole Petroleo Brasileiro (Petrobras).

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