La police italienne

Les autorités italiennes en charge de la sécurité ont pris la décision de mettre sous escorte policière la sénatrice Liliana Segre. Cette mesure prise par le Comité pour la sécurité et l’ordre public, sous la supervision de la direction de la police est intervenue suite aux nombreuses menaces qu’a reçues cette femme politique très connue.

Une protection à vie

L’octogénaire, qui est une rescapée de l’Holocauste, bénéficiera de cette mesure jusqu’à sa mort selon les informations qui ont été relayées. Très active sur le plan de la lutte contre la haine, le racisme et l’antisémitisme elle a répondu à ces différentes menaces par un texte fort simple.

«Chaque minute doit être vécue. Nous devons voir les bonnes choses qui nous entourent et ne pas perdre de temps à écrire à une femme de 90 ans pour lui souhaiter la mort » a-t-elle déclaré. Cette décision des autorités judiciaires n’est pas restée sans réaction de la part de ses détracteurs politiques.

Certains membres de l’extrême droite italien estiment qu’elle est injuste dans la mesure où ils font également objet de plusieurs messages de menaces sans bénéficier de protection. Sur le réseau social Twitter l’ancien vice-Premier ministre a ouvertement critiqué la protection accordée à la sénatrice.

Une décision surréaliste selon Salvini

Il fait remarquer que pour ses prises de position radicales contre le phénomène de l’immigration, il reçoit quotidiennement des menaces de ses détracteurs. « Il est surréaliste qu’il y ait des menaces de mort de première et de deuxième catégories » a laissé lire Matteo Salvini sur le réseau social de l’oiseau bleu ce vendredi. De son côté, la femme poursuit sa lutte contre le racisme.

Ce jour encore, elle n’a pas manqué de lancer quelques piques aux groupes d’extrême droite. Selon des propos qu’elle a confiés au média Corriere della Sera ces groupes « continuent de célébrer la marche fasciste (de 1922) sur Rome, à rappeler avec enthousiasme les étapes du fascisme ». Elle déplore également le soutien qu’apportent certains parlementaires à ces agissements.

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