En mai dernier, le président américain déclarait que les importations de voitures européennes constituaient une menace pour la sécurité nationale et se donnait jusqu’au 13 novembre pour décider ou non d’appliquer de nouveaux droits de douane aux constructeurs automobiles européens.

Juncker croit au Bluff…

Une fausse alerte selon le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Pour ce haut responsable européen, les menaces du président américain ne seraient qu’un gros coup de bluff, destiné probablement à paniquer un peu les marchés boursiers européens.

A des médias européens et internationaux, le chef de l’exécutif de l’Union Européenne révélait, hier jeudi ; « Trump va critiquer un peu, mais il n’y aura pas de droits de douane sur les automobiles » ajoutant comme pour rassurer que ses propos seraient dénués de présomption, « Il ne le fera pas. Vous parlez à un homme pleinement informé ».

L’an dernier, M. Trump annonçait des tarifs sur l’acier et l’aluminium en provenance d’Europe. Quelques mois plus tard, l’UE répliquait avec des droits de douane sur 2,8 milliards d’euros de marchandises américaines. En octobre, les États-Unis réitéraient avec des tarifs sur 7,5 milliards de dollars de marchandises européennes.

Et alors que cette dernière décision avait été portée devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour arbitrage ; le président américain, Donald Trump annonce s’être fixé un délai jusqu’à mi-novembre pour décider d’imposer ou non les taxes sur les voitures et les pièces détachées en provenance de l’UE. L’Union Européenne a prévenu qu’elle riposterait avec des tarifs conséquents sur 39 milliards de dollars de marchandises américaines si le président mettait sa menace à exécution.

USA : Trump sanctionne finalement l’Union européenne 

Les prédictions de Juncker pourraient trouver leur fondement dans les propos du secrétaire américain au Commerce, la semaine dernière. En effet, Wilbur Ross révélait que l’évolution des négociations engagées avec des « entreprises individuelles au sujet de leurs projets d’investissements » seraient suffisamment encourageantes pour envisager la non application partielle voire totale de la section 232 du Trade Expansion Act de 1962 ; loi commerciale américaine lui permettant pour raison de “sécurité nationale” de mettre en place sa politique protectionniste.

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