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Attaque de Kérémou: le communiqué de la police soulève des questions sans réponses

Hier dimanche 09 février on apprend dans la presse nationale et  internationale qu’un groupe d’individus armés s’en est pris à un poste de police à Kérémou dans le nord Bénin. Les auteurs du forfait seraient des « trafiquants à bord d’un véhicule 4×4 ». C’est du moins ce que révélait un texte qui a circulé sur les réseaux sociaux. Selon ces mêmes écrits, tout a commencé quand la police a repéré le véhicule des trafiquants et s’est portée vers eux.

Quand ils ont su qu’ils étaient repérés, ceux-ci ont tiré sur les policiers qui ont riposté, les mettant en déroute. C’est alors qu’ils ont mis le feu à la cabane précaire qui servait d’abris aux policiers. Dans l’incendie du poste avancé précaire, situé au cœur de la brousse, un policier a été pris au piège des flammes, informe ce texte. Plus tard, la police républicaine elle-même réagira à travers un communiqué pour confirmer en partie ce que ce texte avait dit.

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Selon cette note signée par le chef service relations publiques et presse de la police, une demi-douzaine d’individus à moto, armés de machettes et de fusils de chasse de calibre 12 se sont présentés dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février aux environs de 2 heures du matin au poste avancé de la police situé au lieu-dit Mékrou Djimdjim , à la lisière du parc W et du fleuve Mékrou.

Ils sont venus à moto pas en 4×4

Après une brève altercation avec les hommes de faction décidés à connaître les réels motifs de leur convoi nocturne compte tenu des antécédents de braconnage et de trafics divers dans la zone, ces individus ont fait usage de leurs machettes et de leurs armes pour agresser les policiers avant de mettre le feu au poste. L’un des policiers est mort dans le poste incendié et un autre a été blessé.

Des deux versions, on retient qu’un policier a perdu la vie dans l’incendie. Mais la police ne parle pas de véhicule 4×4. Elle fait clairement savoir que les individus armés sont venus à moto. Cette attaque soulève plusieurs questions, surtout quand on analyse le communiqué de la police qui privilégie semble t-il la piste des braconniers. La première question qu’on se pose est aiguillonnée par le mode opératoire des assaillants. Selon la police ils sont venus à moto avec des machettes et des fusils de chasse.

Le Bénin était prévenu

Rappelons qu’au Burkina Faso voisin, des combattants terroristes viennent s’attaquer à des villageois et à des symboles de l’Etat à bord de motos et de pick-ups. Pourquoi donc la police semble privilégier uniquement la piste des braconniers et n’envisage pas celle terroriste. La deuxième question qu’on se pose est relative à la situation géographique du Bénin. Le pays est notamment entouré par le Nigéria, le Niger et le Burkina Faso. Des pays où les attaques terroristes se multiplient.

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De plus, le Bénin était prévenu que les zones frontalières du Burkina Faso y compris les parcs nationaux de la Pendjari et du W étaient des zones à risque. Pourquoi le pays n’a pas déployé au plus tôt dans la zone du parc W surtout un fort dispositif militaire ? Et pourtant, il n’en est pas incapable. On a vu l’impressionnant arsenal qui a été déployé à Savè pour mater la petite révolte de la population dans cette commune du centre du Bénin.

En ce qui concerne les policiers du poste de police, ont-ils été surpris ? N’ont-ils pas vu les assaillants venir ? Ne pouvaient-ils pas entreprendre d’éliminer la menace quand elle était en vue ? Autant de questions qu’on se pose en apprenant que l’un deux à été brûlé dans l’incendie et un autre, blessé.

Une réponse

  1. Avatar de (@_@)
    (@_@)

    « la vérité est la 1ère victime de la guerre »… Courage aux personnels en poste dans la région et faites vraiment gaffe à vous. Vos familles pensent à vous et en face ce sont des c… meurtriers.
    Bandits en 4×4 armés de machettes et de fusils de chasse ou terroristes avec des armes de guerre – ce sont par ailleurs souvent les mêmes – cet événement malheureux traduit la vulnérabilité des personnels des forces de police sur place.
    Je me demande pourquoi le Bénin n’a pas déjà nommé un général, commandant du théâtre des opérations sur la zone frontière avec le Burkina et un autre sur une ligne à l’est de parakou-Nikki-Mallanville. Qu’ils soient installés sur zone avec leurs états-majors, au milieu des troupes à coordonner. Avec des tournées d’inspection sur place, et une présence des chefs de corps (colonels) et autres chefs de bataillon (Lieutenants-colonels, Commandant),

    je suis certains que les moyens de protection et dispositifs de riposte seront beaucoup plus rapidement opérationnels dans la zone…
    \\\\ ///
    (@_@)

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