Bénin: Une presse spécialisée, une nécessité pour démocratiser l’information agricole

Le 266è numéro de Café média de ce vendredi 21 février 2020 dont Venance Tonongbé a été le modérateur, s’est penché sur la presse spécialisée sur les questions d’agriculture au Bénin. Les deux invités ont pu montrer la nécessité d’avoir une telle presse et son rôle.

Pendant près de deux heures, André Topkon, président de l’association des journalistes et communicants spécialistes de l’agriculture du Bénin (Glé Xo) et Anicet Sèmassa, journaliste à zoomagro.com (un site béninois qui traite uniquement que des questions d’agriculture), ont montré l’importance d’une presse spécialisée dans le secteur agricole. «Presse spécialisée sur les questions d’agricultures: Etat des lieux et perspectives», c’est ainsi qu’est libellé le thème de cette communication où les deux invités ont été clairs sur le fait que la spécialisation au niveau de la presse est non négociable.

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En ce qui concerne la presse spécialisée en agriculture, Anicet Sèmassa indique qu’il est capital d’avoir des journalistes et des journaux ou site internet traitant uniquement des questions d’agriculture. Car, à le croire, une telle presse de rendre les informations d’agriculture plus accessibles aux lecteurs et internautes qui ne sont pas, pour la plupart, des spécialistes du domaine.

C’est pour quoi, selon le promoteur du site agratime, fait savoir qu’un journaliste spécialiste en agriculture doit être plus proche des acteurs à tous les niveaux de la chaine agricole. Il a vocation à donner de la visibilité au secteur, vendre les opportunités qu’offrent ce domaine d’activité. Et plus encore, il doit promouvoir meilleurs comportements agricoles à avoir pour faire partir les mauvaises pratiques agricoles, pense Anicet Sèmassa.

Mieux, cette presse doit pouvoir être en mesure de fournir à ces lecteurs et aux internautes des informations crédibles pour leur permettre de se départir des chiffres avancés par les politiques et qui ne reflètent pas souvent la réalité sur le terrain. Cela a été le cas lors de la polémique qu’il y a eu pour déterminer entre le Bénin et le Mali, qui a plus produit le coton en 2019.

Anicet Sèmassa relève qu’en son temps, zoomagro.com, dont le personnel est un assemblage d’agronomes et de journalistes spécialisés, a pu apporter les chiffres et informations utiles pour permettre aux lecteurs de se faire une idée de la réalité. Les deux invités ont soutenu que le terrain du journalisme spécialisé des questions d’agricultures est encore vierge au Bénin. Mais, de plus en plus, ils notent des volontés affichées par des confrères pour se spécialiser et pour produire des articles sur ces questions.   

2 réponses

  1. Avatar de (@_@)
    (@_@)

    Excellente initiative.
    Permaculture, agroforesterie, aquaculture, prix, transformation des produits agricoles. Tout est à portée de main, à condition de donner accès à l’information à ceux qui la cherchent.
    Mais, tout ceci ne serra possible qu’à la condition d’une « …presse…en mesure de fournir…des informations crédibles ».

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    (@_@)

  2. Avatar de (@_@)
    (@_@)

    Excellente initiative.
    La propagation et le partage du savoir, l’enrichissent ainsi que les humains qui le font circuler.
    L’écriture a permis la suprématie de l’Egypte antique (sciences et technique) et la prospérité de la Mésopotamie (commerce).
    Plus près de nous, la croissance fulgurante de la science en Europe, est venue de l’imprimerie et des livres qui permettaient la circulation et la conservation des idées novatrices.

    Permaculture, agroforesterie, aquaculture, prix, transformation des produits agricoles. Tout est à portée de main, à condition de donner accès à l’information à ceux qui la cherchent.
    Mais, tout ceci ne serra possible qu’à la condition d’une « …presse…en mesure de fournir…des informations crédibles ».

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    (@_@)

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