Mardi, le gouvernement chinois a invité la France à rapidement annuler un contrat d’armement récemment passé avec Taïwan. Selon elle, cette affaire pourrait nuire aux relations entre les deux nations, alors que Pékin ne cesse de revendiquer le territoire taïwanais. Des critiques auxquelles l’exécutif français n’a que très peu goûté.
En effet, près de 24 heures après cette attaque, le gouvernement français a tenu à répondre, affirmant que l’heure était à la lutte contre le covid-19, plus qu’aux critiques interposées. Une sortie signée Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, qui a donc appelé Pékin à revoir sa stratégie. Une réponse qui ne devrait pas être du goût de la Chine, dont les relations à l’international ne cessent de se dégrader. USA, Australie, Canada et maintenant France, le pouvoir chinois éprouve quelques difficultés.
Pékin hausse le ton, Paris répond
Le contrat d’armement lui, porte sur la vente d’équipements pour frégates françaises vendues à l’armée Taïwanaise, en 1991. Une vente qui, à l’époque, a fait couler beaucoup d’encre. Afin d’éviter de revivre une situation similaire, le Quai d’Orsay a d’ailleurs mis en avant le traité franco-chinois de 1994, évoquant « une seule Chine ». Malheureusement, le sujet Taïwan reste très sensible en Chine, Pékin considérant l’île, comme l’une de ses provinces tandis que, de l’autre côté, Taipei revendique son indépendance.
Un contrat à 25 millions d’euros
De fait, les moindres relations internationales ayant lieu entre Taïwan et une nation tierce, sont vivement critiquées par Pékin, qui voit en ces échanges, un soutien à la politique séparationiste de l’île. Aujourd’hui, l’île n’est d’ailleurs reconnue comme état à part entière, que part 15 nations, dont le Vatican, qui est, à ce jour, la dernière nation européenne à aller en ce sens. La transaction française porte donc à confusion, d’autant qu’elle porte sur un montant de 800 millions de dollars taïwanais, soit l’équivalent de 25 millions d’euros.
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