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Bénin : La CRIET renvoie le procès de Hountondji et Tamégnon en octobre

L’audience de ce lundi 9 août 2021 de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a connu du dossier des opposants Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon. Ces deux sont poursuivis pour des actes de terrorisme. Après plusieurs heures au cours de cette première audience du procès, le président des Céans, le magistrat Guillaume Laly a décidé de renvoyer le dossier au 25 octobre 2021, date à laquelle il va se prononcer sur deux demandes faites par le ministère public et la défense.  

Après la première audience de leur procès à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), les opposants Alexandre Hountondji et Joseph Tamégnon sont retournés en prison. Membre du Groupe national de contact (GNC), les deux détenus ont été arrêtés après les manifestations violentes enregistrées dans certaines localités lors de la période de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. Pour rappel, le GNC est un mouvement de l’opposition radicale qui était ouvertement contre la prorogation du premier mandat de Patrice Talon de 45 jours. Devant la cour ce lundi matin, le juge les a interrogés sur leur responsabilité lors des violences. « Il vous est reproché de vous être associés dans les manifestations du 6 au 7 avril 2021 à Cotonou. On vous reproche d’être associés à Elie Djènontin dans le cadre du mouvement ‘’5 ans, c’est 5 ans’’. Qu’en est-il ? », a demandé le juge.

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Alexandre Hountondji répond : « Je ne sais pas qui est Elie Djènontin. Je ne saurai le reconnaître. C’est dans l’animation de la vie politique que nous avons animé une communication pour dire : 5 ans, c’est 5 ans. J’ai 50 ans de vie politique. En 50 ans, je n’ai jamais été cité quelque part. Nous n’avons jamais fait quoi que ce soit. Je mets au défi quiconque dira que le docteur Hountondji a fait quelque chose ». Pour sa part, l’ex directeur général de la SOGEMA Joseph Tamègnon confie « J’étais à l’église le 8 avril (2021) quand on est venu m’arrêter. Je ne connais pas Elie Djènontin. Nous n’avons rien fait de cacher. Nous avons organisé un colloque sur les 31 ans de la conférence nationale et c’est à combien cette occasion que nous avons dit 5 ans, c’est 5 ans. Je ne me suis jamais battu avec quelqu’un dans ma vie pour être terroriste ».

Après ces réponses, le ministère public  a demandé à la Cour de se déclarer incompétente et de renvoyer le dossier en instruction. Car, selon lui, les faits en question sont de nature criminelle. Une demande qui n’est pas du goût de la défense. Elle a souhaité que les débats se poursuivent avant de faire une demande de liberté provisoire pour ces deux opposants détenus. C’est alors que le juge a décidé du renvoi du dossier à une autre audience fixée au 25 octobre prochain. A cette date, la Cour va se prononcer sur la demande de remise en liberté provisoire de Joseph Tamègnon et Alexandre Hountondji et le renvoi en instruction.

Une réponse

  1. Avatar de La Foudre
    La Foudre

    Une chose qui est sûre, on récolte pour soi et les siens, tout ce qu’on fait sur cette terre et ces juges goûteront tous à la JUSTICE DIVINE.
    C’est facile de jouer avec la vie des gens dès qu’on a un petit pouvoir… Mais sans le savoir, c’est le drap de son propre malheur qu’on tisse par ces décisions et on va s’en couvrir de Honte un jour où l’autre

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