Les USA dénoncent une condamnation politique et honteuse d’opposants biélorusses

Antony Blinken. Photo : (AP Photo/Susan Walsh, Pool)

Un tribunal biélorusse a condamné lundi Maria Kolesnikova, une figure de l’opposition qui a tenté l’année dernière de se présenter aux élections présidentielles, à une peine de 11 ans de prison. Mme Kolesnikova et son collègue, Maksim Znak, un avocat, ont été inculpés d’extrémisme, de complot pour s’emparer du pouvoir illégalement et d’atteinte à la sécurité de l’État.  Le procès s’est déroulé dans la capitale, Minsk, à huis clos, et ni les enquêteurs ni les témoins n’ont été rendus publics. Les deux accusés ont nié avoir commis des actes répréhensibles et ont déclaré que le verdict était motivé par des considérations politiques.

M. Znak, qui comme Mme Kolesnikova est un membre dirigeant d’un conseil de coordination organisé par les opposants, a été condamné à 10 ans de prison dans une colonie pénitentiaire à sécurité maximale. « Ce verdict est illégal et sans fondement », a déclaré l’avocat du couple, Yevgeny Pylchenko, annonçant un appel. « Ce n’est pas basé sur des preuves. Au cours du procès, ni leur culpabilité, ni même la commission des crimes imputés, n’a été confirmée », a-t-il poursuivi.

Publicité

une preuve du mépris total pour les droits humains

Dans un communiqué, le Secrétaire d’Etat américain, a qualifié la condamnation de « honteuse ». « Ces verdicts sont une preuve de plus du mépris total du régime pour les droits humains et les libertés fondamentales du peuple biélorusse », a indiqué Antony Blinken. « Nous réitérons notre appel à la fin de la campagne de répression contre le peuple biélorusse » et « à la libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques, dont Maria Kolesnikova et Maxime Znak », a poursuivi le plus haut diplomate américain.

Par ailleurs, Washington a demandé aux autorités biélorusses « de commencer un vrai dialogue avec l’opposition démocratique et les membres de la société civile » afin de parvenir à « des élections libres et justes sous supervision internationale ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité