Immigration : une nouvelle initiative de Londres décriée après l’accord avec Kigali

Londres est de nouveau sous le feu des critiques après l’adoption dans la nuit de ce lundi à mardi d’une loi dont l’objectif est d’empêcher les migrants qui viennent légalement sur le territoire britannique de demander de l’asile. En effet, l’Onu a officiellement montré son opposition par rapport à cette législation. Les chefs des agences de l’ONU en charge des droits de l’homme et des réfugiés sont montés au créneau pour décrier une loi qui est contraire aux normes internationales.

Selon Volker Türk, qui s’est confié à Franceinfo, ladite législation aura « de profondes conséquences pour les personnes ayant besoin d’une protection internationale ». Ils font notamment remarquer,  la loi « crée de nouveaux pouvoirs de détention très étendus, avec un contrôle judiciaire limité ». « Depuis des décennies, le Royaume-Uni offre un refuge à ceux qui en ont besoin, conformément à ses obligations internationales », mais la nouvelle législation « érode considérablement le cadre juridique qui a protégé tant de personnes, exposant les réfugiés à de graves risques en violation du droit international », a noté un autre chef des agences de l’ONU du nom de Filippo Grandi.

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L’actuel premier-ministre britannique qui s’est donné comme défi de lutter contre le phénomène de l’immigration clandestine avait déjà été fortement critiqué suite à une initiative qu’il a eue avec les dirigeants rwandais. Avant l’annonce de la destination du Rwanda pour les migrants illégaux, il avait fait savoir que ces candidats allaient être expulsés vers leurs pays d’origine.

Selon le premier ministre britannique, les forces de l’ordre arrêteront les sans-papiers et « les renverront rapidement dans leur pays d’origine ou dans un pays sûr où leur demande d’asile sera examinée ». Il a par la suite poursuivi l’initiative qu’avait eue l’ancien premier-ministre Boris Boris Johnson qui consiste à envoyer au Rwanda les demandeurs d’asile arrivés illégalement en Royaume-Uni. Cette option avait violemment été critiquée au sein de l’opinion publique.

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