De nombreux citoyens de l’UE refoulés de ce pays depuis quelque temps

Historiquement, les facilités de voyage dont bénéficient les ressortissants des pays occidentaux contrastent fortement avec les obstacles rencontrés par ceux des pays en voie de développement. Les citoyens de l’Europe, de l’Amérique du Nord et d’autres régions développées jouissent souvent d’une grande liberté de mouvement, grâce à des accords bilatéraux et des passeports puissants qui leur permettent d’entrer dans de nombreux pays sans visa ou avec des formalités simplifiées.

En revanche, les ressortissants de pays en développement font face à des procédures de visa plus strictes et coûteuses, des contrôles renforcés et, souvent, à une perception négative, ce qui rend leur accès à de nombreux pays significativement plus difficile.

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Cette disparité souligne les inégalités mondiales en matière de mobilité et d’accès, où la liberté de voyager est largement influencée par la géopolitique et le statut économique des nations.

Les voyageurs de l’UE en difficulté

Historiquement, les Français, comme d’autres citoyens européens, n’ont rencontré que peu de difficultés pour se rendre ou s’expatrier dans d’autres pays occidentaux. La libre circulation au sein de l’Union Européenne permettait un passage facile à travers la Manche, avec pour seule nécessité une carte d’identité. Cependant, le paysage a radicalement changé avec le Brexit. Depuis le 1er octobre 2021, un passeport est devenu obligatoire pour les Européens souhaitant se rendre en Grande-Bretagne, remplaçant la carte d’identité autrefois suffisante.

Depuis le Brexit, les ressortissants des pays de l’Est de l’Europe ont été particulièrement impactés par les nouvelles réglementations britanniques en matière d’immigration. Selon The Guardian, le nombre de citoyens européens refusés à la frontière britannique a considérablement augmenté, passant de 2 200 au cours des trois premiers trimestres de 2019 à 11 600 durant la même période en 2023. Cette hausse est particulièrement notable pour les ressortissants allemands et français, avec un quintuplement et un quadruplement respectif du nombre de personnes refoulées depuis 2019.

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Des expériences traumatisantes rappelant celles de citoyens africains

Les expériences traumatisantes et humiliantes vécues par de nombreux citoyens de l’UE à la frontière britannique soulèvent des questions sur l’approche parfois draconienne adoptée par les officiers de la Border Force. Une situation qui rappelle celle de nombreux citoyens africains voyageant eux-mêmes en Europe.

Cette situation révèle les conséquences de la fin de la libre circulation après le Brexit, et bien que des ajustements aient été apportés suite aux critiques, les citoyens de l’UE continuent de faire face à des obstacles importants pour entrer au Royaume-Uni. La disparité des expériences entre les ressortissants des pays occidentaux et ceux des pays en développement dans le contexte du voyage international reste un sujet de préoccupation majeur, reflétant les inégalités mondiales en matière de liberté de mouvement.

Une exception à ces restrictions a été faite pour les jeunes en voyages scolaires. À partir de début 2024, les élèves français et européens pourront à nouveau voyager avec une simple carte d’identité pour leurs séjours scolaires en Angleterre, marquant un assouplissement des règles strictes imposées auparavant.

Un système type américain

Enfin, le Royaume-Uni projette d’introduire un système d’autorisation électronique de voyage pour tous les visiteurs, y compris les ressortissants de l’UE, similaire à l’Esta américain. Ce système, prévu pour être lancé d’ici 2025, indique une évolution continue des politiques de voyage post-Brexit, tandis que l’UE envisage un Esta européen pour les visiteurs hors espace Schengen.

Ces changements marquent une nouvelle ère dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne, affectant particulièrement les citoyens français qui doivent désormais naviguer dans un ensemble de règles plus complexes et restrictives pour traverser la Manche.

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