Russie: la modernisation de l’armée a reculé de 18 ans, selon les USA

L’ampleur du conflit en Ukraine a été récemment mise en lumière par un rapport déclassifié des services de renseignement américains dont les détails ont été révélés par l’agence Reuters. Ce rapport révèle des chiffres alarmants, affirmant que la Russie aurait subi des pertes considérables pendant cette guerre, avec un coût humain évalué à 315 000 morts et blessés, représentant près de 90 % de ses effectifs initiaux. Cette estimation dépasse largement les évaluations antérieures et suscite des interrogations quant à l’impact réel de ce conflit sur la Russie.

Parmi les chiffres saisissants avancés par ce rapport, il est indiqué que les pertes en vies humaines et en équipement militaire ont sérieusement entravé la modernisation de l’armée russe. En effet, les pertes en personnel et en véhicules blindés ont apparemment retardé de près de deux décennies les efforts de modernisation militaire du pays. Cette révélation soulève des questions cruciales sur les capacités réelles de la Russie dans des opérations militaires de grande envergure.

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Malgré ces données, les autorités russes n’ont pas réagi immédiatement aux demandes de commentaires émanant de l’ambassade russe. Cependant, par le passé, ces mêmes autorités ont souvent minimisé les pertes humaines subies par la Russie, tout en insistant sur les pertes ukrainiennes, qu’elles estiment également significatives. Ce décalage persistant dans l’évaluation des pertes entre les deux parties souligne la complexité et les enjeux de cette situation.

La divulgation de ces chiffres a également coïncidé avec l’appel pressant du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en faveur d’un soutien militaire accru de la part des États-Unis. Malgré cet appel, la réception mitigée des législateurs américains laisse entrevoir une certaine prudence quant à un engagement plus soutenu dans ce conflit, notamment face à la menace potentielle que cela représente vis-à-vis de la Russie.

Le rapport des services de renseignement met en lumière le déroulement de l’invasion russe, affirmant que cette dernière aurait commencé en février 2022 avec un déploiement initial de 360 000 soldats. Cependant, les pertes importantes enregistrées depuis le début du conflit ont contraint la Russie à prendre des mesures exceptionnelles, telles qu’une mobilisation partielle de 300 000 hommes et un assouplissement des critères de recrutement.

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En parallèle aux pertes humaines, le rapport souligne la diminution significative du nombre de chars dans l’arsenal russe. Avec la perte de plus de 2 000 chars modernes, la Russie a été contrainte de compenser ces pertes en mobilisant des équipements plus anciens datant des années 1970. Cette transformation du paysage militaire russe témoigne des défis opérationnels rencontrés sur le terrain.

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