La nouvelle stratégie de Poutine pour contourner l’exclusion occidentale

Alors que personne ne sait encore si la Russie sera en mesure d’envoyer ses athlètes concourir aux Jeux olympiques de 2024, sous bannière neutre, Moscou a d’ores et déjà annoncé le lancement prochain de nouvelles compétitions sportives. Au programme, les Jeux du Futur (à Kazan) ainsi que les Jeux des BRICS et enfin, les Jeux de l’Amitié.

En 2016 puis en 2021 déjà, la Russie n’a pas pu concourir, en tant que nation, aux Jeux olympiques. Et 2024 pourrait bien être une année olympique similaire pour Moscou. En effet, les athlètes russes sont actuellement boycottés par de nombreuses organisations et fédérations internationales. Un coup dur pour la Russie, qui fait du sport l’un de ses vecteurs de résonance à l’international.

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Moscou annonce ses propres compétitions sportives

Pour contourner ces sanctions sportives internationales et continuer à permettre à ses sportifs de pouvoir participer à des compétitions, la Russie a donc décidé de lancer ses projets Jeux. Depuis le 21 février dernier, et jusqu’au 3 mars prochain, à Kazan, ont ainsi lieu les Jeux du Futur, qui mêlent sport et disciplines électroniques. Auront ensuite lieu, les Jeux des BRICS et les Jeux de l’Amitié.

Ces Jeux des BRICS auront aussi lieu à Kazan, au mois de juin prochain, et se dérouleront de 12 au 23 juin prochain. Des athlètes d’une cinquantaine de pays devraient se rendre sur place, sous l’impulsion de nations comme l’Inde, la Chine ou encore le Brésil. Les pays des Brics + seront aussi invités comme l’Iran ou encore l’Arabie Saoudite et l’Argentine. Une sorte de répétition générale avec les J.O de Paris, pour beaucoup.

Le CIO, un organe de l’Occident pour Moscou

Une manière aussi de rappeler que le sport est un pan important de la politique russe, qui associe de plus en plus le CIO (comité international olympique) à l’Occident. En effet, le CIO est accusé par Moscou d’être “à la botte” de nations comme la Pologne ou l’Ukraine qui font, en interne, un lobby important pour exclure la Russie et ses athlètes des compétitions les plus importantes.

Une réponse

  1. Avatar de Le Baikal
    Le Baikal

    C’est le plus grand pays du monde que l’occident sanctionne. Malheureusement, un tel pays ne peut être mis à l’écart eu égard à sa dimension international d’où les 3/4 de la population mondiale soutiennent.
    Insérer le politique dans le sport c’est avoir un pois chiche dans sa cervelle : c’est ainsi qu’on peut qualifier ce monde occidental .

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