Uranium du Niger : une société chinoise se relance

Le général Tiani (ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP)

L’uranium, un élément clé dans le contexte contemporain, prend une importance accrue avec la guerre en Ukraine et les défis de la transition énergétique. Ce métal lourd est crucial pour la production d’énergie nucléaire, une alternative de plus en plus envisagée pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La stabilité des approvisionnements en uranium est devenue une question géostratégique, notamment à cause des tensions internationales et de la volatilité des marchés énergétiques. L’augmentation récente des prix de l’uranium reflète cette dynamique et souligne l’importance stratégique de ce minerai pour les années à venir.

Le Niger, riche en ressources naturelles, est un acteur majeur dans le marché de l’uranium. La Société des mines d’Azelik (Somina), majoritairement détenue par la Chine, annonce la reprise de ses activités d’exploitation de l’uranium à Azelik après une suspension de dix ans. Cette décision intervient dans un contexte de hausse des prix qui rend l’exploitation de nouveau rentable. La mine d’Azelik, située à 200 kilomètres au sud-ouest d’Arlit, avait commencé ses opérations en 2011, mais avait dû les interrompre en 2014 en raison de la chute des cours mondiaux.

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Le nouveau régime militaire au Niger, arrivé au pouvoir en juillet 2023, affiche la souveraineté sur les ressources naturelles comme une priorité. Dans ce cadre, le colonel Ousmane Abarchi, récemment nommé ministre des Mines, a effectué une visite à Azelik pour s’assurer de la mise en place de mesures de sécurité adéquates, notamment en matière de protection contre la contamination radioactive. Cette visite souligne l’engagement du gouvernement à soutenir les investissements et à garantir les normes environnementales et de sécurité.

Parallèlement, la forte demande en énergie nucléaire et les tensions géopolitiques internationales contribuent à une hausse soutenue de la valeur de l’uranium, renforçant l’intérêt économique pour sa production. La reprise par la Somina n’est pas un cas isolé ; la compagnie canadienne Global Atomic Corporation avait également lancé l’exploitation de l’uranium à Dasa en 2022, marquant un renouveau de l’intérêt pour les ressources uranifères du Niger.

Ainsi, le Niger et ses partenaires, en relançant l’exploitation de l’uranium, ne se contentent pas de répondre à une dynamique de marché. Ils redéfinissent également les bases d’une collaboration géopolitique et économique centrée sur la gestion responsable et souveraine des ressources naturelles, essentielles pour l’avenir énergétique mondial.

2 réponses

  1. Avatar de Tchité
    Tchité

    Partenaires divers, monde multipolaire y oblige.

  2. Avatar de Tchité
    Tchité

    Et l’autre nous faisait croire que le Niger n’était pas important pour lui, et que c’était lui qui aidait, plutôt le Niger.

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