La maison d’arrêt d’Abomey-Calavi revient une fois encore au centre de l’actualité nationale. Cette fois-ci, l’attention médiatique est portée sur la situation judiciaire d’un de ses responsables, quelques semaines seulement après une tentative d’évasion qui avait déjà mis l’établissement en lumière.
Selon les informations rapportées par Bip Radio, un surveillant-chef en service à la prison civile d’Abomey-Calavi a été placé sous mandat de dépôt. Le brigadier-major de police, identifié par les initiales B. S., a été interpellé puis mis en garde à vue le vendredi 2 janvier 2026, sur instruction du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abomey-Calavi.
Le responsable pénitentiaire est soupçonné d’avoir soutiré la somme de 240 000 francs CFA à un détenu, dans des circonstances assimilées à une escroquerie présumée. Face à ces accusations, le surveillant-chef conteste les faits qui lui sont reprochés. Une enquête judiciaire est en cours afin d’établir les responsabilités et de situer les faits avec précision.
Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte déjà sensible pour la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi. L’établissement avait récemment fait la une de l’actualité à la suite d’une tentative d’évasion impliquant plusieurs détenus, un incident rapidement maîtrisé grâce à l’intervention coordonnée de l’administration pénitentiaire et des forces de sécurité.
À la suite de cet épisode, le ministère de la Justice avait pris des mesures administratives fortes. Le régisseur en poste au moment des faits a été relevé de ses fonctions et remplacé par un nouveau responsable, effectivement entré en fonction dès sa nomination, selon des sources concordantes. Cette décision visait à renforcer la gouvernance et la sécurité au sein de la prison, après les événements survenus le 7 décembre 2025, date marquée par une mutinerie avortée dans le pays. Alors que les enquêtes se poursuivent tant sur la tentative d’évasion que sur les accusations visant le surveillant-chef, la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi demeure sous étroite surveillance des autorités et de l’opinion publique.




Nous gagnerons réellement à aller vers un régime de présomption d’innocence. Le prévenu ne reconnait pas les faits à priori et pour une « maudique » somme de 240 00 francs, on le met en prison ?? Ce n’est pas sérieux. Même s’il ne présentait pas des garanties de représentativité , au vu du dérisoire montant dont il est question, ne serait t’il pas plus juste de le laisser prendre la clé des champs avec sa conscience et prononcer malgré tout une sanction ? Avec tout l’arsenal numérique, il sera rattrapé tot au tard. Il faudrait arrêter la présomption de culpabilité pour des faits aussi dérisoires et d’autant que rien n’est établi.