L’ex-président de la transition burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba a été interpellé vendredi dernier à Lomé avant d’être remis aux autorités de son pays d’origine samedi. Cette extradition intervient deux semaines après que le pouvoir à Ouagadougou l’ait accusé d’orchestrer un projet de renversement du régime du capitaine Ibrahim Traoré. L’opération marque un tournant dans les relations diplomatiques entre le Togo et le Burkina Faso, désormais centrées sur la coopération sécuritaire régionale.
Le week-end du 17 janvier restera gravé dans l’histoire politique sahélienne comme celui de la fin de l’exil togolais de Paul-Henri Damiba. Réfugié depuis octobre 2022 dans la capitale togolaise après avoir été écarté du pouvoir par son ancien subordonné Ibrahim Traoré, l’officier supérieur pensait probablement pouvoir continuer à mener une vie tranquille dans le quartier résidentiel de Lomé 2. La réalité a brutalement rattrapé l’homme qui avait lui-même pris le pouvoir en janvier 2022.
De l’exil togolais à la remise aux autorités burkinabè
Les forces de sécurité togolaises se sont présentées à son domicile le vendredi 16 janvier pour procéder à son interpellation. Rapidement conduit devant un magistrat de la Cour d’appel, Damiba a vu sa situation basculer en quelques heures. La justice togolaise aurait accédé favorablement à la demande d’extradition formulée par Ouagadougou, permettant ainsi le transfert de l’ancien dirigeant dès le lendemain. Escorté par des militaires jusqu’à l’aéroport international de Lomé, il a été embarqué dans un avion dont la destination finale n’a pas été officiellement communiquée par les chancelleries concernées. Toutefois, plusieurs sources concordantes indiquent qu’il aurait été acheminé vers le Burkina Faso, où l’attend potentiellement un procès pour haute trahison dans une situation juridique durcie par le récent rétablissement de la peine capitale.
Cette décision togolaise représente un changement majeur dans la posture diplomatique de Lomé vis-à-vis des crises politiques dans les États voisins. La nouvelle orientation privilégie manifestement la stabilisation des frontières communes et l’intensification de la lutte antiterroriste avec le Burkina Faso, qui fait face à une insurrection djihadiste dans ses régions septentrionales.
Un complot présumé qui précipite l’arrestation
Les accusations portées contre l’ancien chef de la transition trouvent leur origine dans les révélations faites début janvier par les autorités burkinabè. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, avait alors dévoilé avoir contrecarré un plan visant à déstabiliser le régime d’Ibrahim Traoré. Selon la version officielle, cette opération devait se dérouler dans la nuit du 3 janvier à vingt-trois heures précises et prévoyait l’élimination physique de responsables civils et militaires de premier plan, dont le capitaine Traoré lui-même. Le scénario incluait également des frappes contre des installations stratégiques, notamment une base de drones, ainsi qu’une possible intervention terrestre de forces étrangères.
Ouagadougou désigne Paul-Henri Damiba comme le cerveau de cette entreprise, l’accusant d’avoir coordonné les préparatifs depuis son refuge togolais. Les autorités burkinabè vont plus loin en affirmant que la Côte d’Ivoire aurait fourni les financements nécessaires à cette tentative, une allégation qui ajoute une dimension régionale à cette affaire. Du 6 au 13 janvier, la télévision nationale burkinabè a diffusé quotidiennement des aveux d’officiers et de civils présentés comme complices du complot, alimentant une campagne médiatique destinée à mobiliser l’opinion publique. Les manifestations spontanées organisées à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso dans la nuit suivant l’annonce témoignent de l’efficacité de cette stratégie de communication gouvernementale.
Questions sur la véracité des complots successifs
La multiplication des annonces de tentatives de coups d’État déjouées suscite néanmoins des interrogations parmi les observateurs et analystes de la scène politique sahélienne. Depuis septembre 2022, date à laquelle Ibrahim Traoré a pris le pouvoir, le pouvoir a régulièrement affirmé avoir évité des renversements, dont un autre signalé en avril 2025. L’absence systématique de procès publics ou de condamnations judiciaires suite à ces révélations alimente les scepticismes. Certains experts y discernent plutôt une tactique visant à consolider le pouvoir en place et à justifier une surveillance renforcée de l’opposition politique et militaire.
L’arrestation de Damiba pourrait marquer un point de rupture dans cette séquence, offrant potentiellement au Burkina l’occasion de prouver la réalité de ces menaces par un procès médiatisé. Pour l’ancien président de transition, le retour au Burkina Faso représente une péripétie personnelle dramatique, lui qui avait connu une trajectoire fulgurante avant sa chute brutale. Son avenir dépendra désormais de procédures judiciaires dont l’équité sera scrutée par la communauté internationale.




Bonjour @LNT,
Ici sur cette plateforme vous nous invitez à lire, à commenter volontiers et librement les articles publiés. Je vous remercie.
De ce fait, les différents commentaires doivent essentiellement porter sur les articles publiés si j’ai bien compris.
Alors, que dites-vous des attaques personnelles ? Faut-il que je réponde ? Je sais répondre et dans des termes appropriés et vous le savez.
Merci.
Dis nous si tes parents sont d’origine togolaise.
Ainsi on saura d’où tu parles. Ne cherche pas à impliquer le site STP
AV OUN HAN est togolais comme vVerges cCouilles Mmolles, c’est normal qu’il réagisse comme çà.
Il est supporter de la famille EYADEM père.
Quelle honte!
Si cette expulsion vers son pays d’origine est avérée alors qu’il en soit ainsi.
Damiba n’est pas à son premier coup d’essai.
Son statut de réfugié politique conféré par le HCR ne l’autorise pas à mener une quelconque action politique contre son pays d’origine. Dès lors il devient un réfugié politique gênant et encombrant.
Damiba a enfreint la loi régissant son statut de réfugié politique.
1) Il devra dans un premier temps être déchu de cette protection, de ce statut que lui offre le HCR.
2) Le pays d’accueil ici le Togo peut l’extrader vers un autre pays qui accepte de l’accueillir volontiers.
3) Si aucun autre pays n’accepte de le recevoir alors il sera en désespoir d’une terre d’accueil expulsé vers son pays d’origine, le Burkina Faso. C’est la punition extrême.
Eh oui, qui cherche trouve.
Damiba, bon retour au pays natal.
Avouhan tu es trop rigolo
un victime de ton protecteur et tueur Essozim_zim toujours très Fort …pardon …Faure…Gnassingbé kpatcha arrive avec son kpatcha en main et son gros ventre…
Tu es trop cingolo…un avouhan est le cousin direct de singes rouges de Ruhengeri 🥰🤣
quand le HCR rst là pour protéger les maltraités politiques …tu ne le sais surement pas, gbémèlan kpatra
Ago, ago….
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(@_@)
Ago ago ago Agoloho gninssobédo awé wô dogninsso kaka…
viande fraîche livrée depuis Lomé, on dit merci qui?
On dit merci bec de Lumumb