Après les incidents survenus à Marrakech lors du quart de finale perdu contre le Nigeria, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé des sanctions disciplinaires visant l’équipe d’Algérie, perturbant déjà la préparation de la prochaine campagne continentale et ravivant les débats sur la discipline sportive en Afrique.
L’annonce est tombée ce mercredi 21 janvier 2026 : la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé une série de sanctions à l’encontre de la Fédération algérienne de football (FAF) ainsi que de joueurs clés de la sélection nationale, conséquences directes des débordements enregistrés à l’issue du quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 face au Nigeria au Grand Stade de Marrakech. Parmi les décisions, le gardien Luca Zidane écope d’une suspension de deux matchs, d’application lors des éliminatoires de la CAN 2027, tandis que la Fédération Algérienne de Football (FAF) doit s’acquitter d’une amende conséquente suite au comportement jugé inapproprié des joueurs, officiels et supporters à la fin de la rencontre.
La CAF inflige des sanctions disciplinaires sévères à l’Algérie
Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi, l’instance continentale a détaillé les mesures prises après les incidents qui ont marqué le match Algérie – Nigeria du 10 janvier. Le gardien Luca Zidane, fils de la légende internationale Zinedine Zidane, voit ainsi sa carrière avec les Verts affectée par une suspension de deux matchs lors des éliminatoires de la prochaine CAN, une peine qui s’ajoute à celle du défenseur Rafik Belghali, suspendu pour quatre rencontres, dont deux avec sursis.
Outre ces sanctions individuelles, la FAF a été condamnée à verser plusieurs amendes totalisant 100 000 dollars, pour diverses infractions au Code disciplinaire de la CAF. Ces pénalités couvrent, entre autres, le comportement des joueurs après le coup de sifflet final, l’usage de fumigènes et de jets d’objets par les supporters, ainsi que des manquements aux règles de sécurité dans le stade. Une autre sanction importante concerne l’affichage de billets de banque par des supporters algériens, considéré comme un geste offensant envers les arbitres. Ces mesures s’insèrent dans la politique de « tolérance zéro » affichée par la CAF depuis plusieurs compétitions, visant à promouvoir le fair‑play et à dissuader toute forme de trouble ou de violence lors des grands tournois.
Quart de finale Algérie – Nigeria : une ambiance explosive à Marrakech
Le match en lui‑même, remporté 2‑0 par le Nigeria grâce à des buts de Victor Osimhen et Akor Adams, avait déjà été l’objet de vifs débats autour de l’arbitrage, notamment une décision controversée d’un penalty non accordé aux Algériens, selon certains observateurs et la Fédération algérienne. À la fin de la rencontre, les tensions ont rapidement dégénéré. Plusieurs joueurs et membres du staff algérien ont été filmés en train de contester de manière virulente l’arbitrage du Sénégalais Issa Sy, au point que celui‑ci a dû être escorté par la sécurité pour quitter le terrain. Des échauffourées impliquant des joueurs des deux équipes se sont également produites, avant de se prolonger dans les tribunes où certains supporters ont tenté d’envahir la pelouse. La zone mixte n’a pas été épargnée non plus, avec des forces de sécurité intervenant pour séparer des membres des médias qui en étaient venus aux mains.
Cette atmosphère explosive a révélé les fragilités dans la gestion des fins de rencontres à haute tension, et pose de nouveau la question de la formation et du contrôle des comportements dans les compétitions internationales africaines.
Réactions et enjeux pour l’avenir du football algérien
Côté algérien, la réaction ne s’est pas faite attendre. La Fédération algérienne de football a d’ores et déjà annoncé qu’elle entamerait une procédure de recours contre les sanctions imposées par la CAF, affirmant sa détermination à défendre les intérêts de son football dans le cadre des réglementations en vigueur.
Cette décision reflète une frustration plus large au sein du football algérien, où certains acteurs estiment que les mesures prises ne tiennent pas suffisamment compte des circonstances entourant les incidents, notamment l’élément déclencheur lié aux décisions arbitrales contestées. Pour Luca Zidane, cette suspension intervient dans un moment clé de sa carrière internationale, juste après une CAN où il avait fait ses débuts sur la scène continentale, suscitant l’intérêt et l’espoir des supporters algériens.
Sur le plan sportif, ces sanctions auront des répercussions concrètes lors des éliminatoires de la CAN 2027, où l’Algérie devra composer sans certains cadres de son équipe. Elles pourraient également peser sur l’image du football algérien à l’international, dans au moment où la discipline et le respect des règles sont devenus des critères essentiels pour les instances dirigeantes.



