Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis a réservé une affiche de prestige à la France dès le premier match : affronter le Sénégal le 16 juin au MetLife Stadium de New York. Cette rencontre revêt une charge historique, rappelant l’édition 2002 au Japon et en Corée du Sud, où les Lions avaient surpris les Bleus 1-0. Sachant l’importance de cette ouverture, la Fédération française de football a mis en place une stratégie d’observation précoce et méthodique de son adversaire selon ce que révèle le site sportif l’Equipe.
Vannuchi en reconnaissance au Maroc pour décortiquer la puissance sénégalaise
Alors que Didier Deschamps et son staff suivaient la Coupe d’Afrique des Nations depuis leurs écrans, un représentant de la Fédération française se trouvait directement au Maroc pour analyser les performances du Sénégal. Jean‑Luc Vannuchi, sélectionneur des moins de 19 ans, a été chargé de cette mission de repérage afin de consigner chaque détail du jeu des Lions au cours de leur parcours victorieux.
L’intérêt français pour cette opération dépasse la simple curiosité. Les observateurs ont particulièrement étudié la manière dont Pape Thiaw, le sélectionneur sénégalais, a organisé son équipe malgré les absences, en adoptant une gestion flexible et des ajustements tactiques subtils selon les matchs. Ce qui a marqué les esprits, c’est l’alliance entre puissance physique et maîtrise technique du Sénégal, soutenue par une défense très dense en cas de perte de balle et une solidité mentale remarquable.
Une préparation méthodique qui se poursuivra jusqu’en juin
L’observation effectuée au Maroc ne représente que la première phase d’un suivi qui se poursuivra jusqu’au jour du match. Jean-Luc Vannuchi rédigera un rapport écrit, accompagné de séquences vidéo, qui serviront de base au travail des analystes français. Guy Stephan, l’adjoint de Didier Deschamps, a précisé que l’équipe dispose déjà d’informations détaillées sur le jeu du Sénégal : vitesses de déplacement, zones couvertes et schémas tactiques.
Cependant, la France ne se limite pas à l’étude du seul Sénégal. D’autres observateurs seront mobilisés en mars pour analyser les matchs des autres adversaires potentiels du groupe I de la Coupe du Monde, sachant que les Bleus affronteront aussi la Norvège et une équipe provenant des barrages. Cette méthode offre un avantage stratégique : plusieurs joueurs sénégalais évoluent ou ont évolué en Ligue 1 ou dans de grands clubs européens, ce qui réduit l’effet de surprise pour le staff français déjà bien renseigné.
Le travail tactique principal sera réalisé en juin, environ une semaine avant le match. Les séquences vidéo collectées au Maroc seront alors affinées et présentées à l’ensemble de l’équipe le matin de la rencontre, transformant les observations en plan de jeu concret. Cette approche montre la volonté de la France de convertir l’information en un véritable atout compétitif. La Coupe du Monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique, s’annonce comme un tournoi spectaculaire, riche en confrontations passionnantes et en surprises.



