La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 disputée le 18 janvier entre le Sénégal et le Maroc a donné lieu à un déploiement disciplinaire sans précédent. Le Jury Disciplinaire de la Confédération Africaine de Football a imposé des mesures strictes au pays de la Teranga. Le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw a reçu une suspension de cinq rencontres officielles assortie d’une amende de 100 000 dollars pour comportement antisportif et violation des principes d’intégrité. Les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Cheikh Baroy Ndiaye ont chacun écopé de deux matchs de suspension en raison de comportements problématiques envers l’arbitre. Au-delà des sanctions individuelles, la Fédération Sénégalaise de Football s’est vue infliger des amendes substantielles : 300 000 dollars pour la conduite de ses supporters, 300 000 dollars supplémentaires pour le comportement antisportif de son encadrement et de ses effectifs, complétés par 15 000 dollars de pénalités supplémentaires. Face à cette avalanche de mesures, Dakar a cependant décidé de changer de stratégie.
La Fédération sénégalaise accepte les verdicts continentaux
Après examen approfondi de la décision DC23315 rendue le 28 janvier 2026 par l’organe disciplinaire africain, la FSF a formellement notifié à la CAF qu’elle abandonnait ses recours. Cette position représente un revirement après les déclarations initiales laissant entrevoir une contestation des sanctions. L’instance fédérale assume désormais l’intégralité de la responsabilité financière liée aux amendes prononcées contre son organisation, son staff technique et ses joueurs, conformément aux dispositions du Code disciplinaire continental.
La renonciation aux voies d’appel couvre l’ensemble du dossier disciplinaire, englobant aussi bien les mesures imposées aux deux internationaux qu’à Pape Bouna Thiaw. Cette acceptation signifie que les suspensions entreront en vigueur sans possibilité de révision ou d’atténuation par les instances d’appel de la CAF.
Le Sénégal paie le prix de l’incident de la finale
L’ampleur des sanctions reflète la gravité des incidents survenus après le coup de sifflet final. Les comportements relevés durant ce match de haut niveau ont dépassé les simples écarts passionnels pour se muer en violations systématiques du protocole disciplinaire et du respect des arbitres. La décision sénégalaise d’accepter les verdicts sans contestation met fin à une période d’incertitude juridique qui aurait pu s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Les conséquences sportives et financières se feront sentir sur le court terme. Le sélectionneur se trouvera privé de ses services pour cinq rencontres qualificatives ou amicales, tandis que les deux joueurs manqueront des matchs cruciaux. Sur le plan économique, les coffrets de la fédération sénégalaise subiront un impact avec le versement des amendes cumulées, estimées à plus de 615 000 dollars. Cette décision d’acceptation des verdicts clos définitivement un chapitre tumultueux de la CAN 2025 et permet aux autorités du football sénégalais de se projeter vers les compétitions futures sans l’épée de Damoclès des procédures d’appel suspendue au-dessus de leur tête.



