Ce dimanche 18 janvier 2026, les Lions de la Teranga ont décroché leur deuxième étoile continentale en s’imposant 1-0 face au Maroc au terme d’une finale haletante disputée au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Pape Gueye, auteur de l’unique but du match en prolongations, a offert à sa sélection un triomphe historique face au pays hôte. Cette victoire confirme la domination sénégalaise sur le football africain au cours des dernières années. Édouard Mendy, héroïque sur un penalty de Brahim Díaz dans les derniers instants du temps réglementaire, a été l’un des artisans majeurs de ce sacre.
Une finale électrique entre Lions de la Teranga et Lions de l’Atlas
Le rendez-vous entre les deux favoris de cette 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations aura tenu toutes ses promesses en matière d’intensité et de suspense. Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont imposé leur maîtrise du ballon, multipliant les offensives et les phases arrêtées sans parvenir à trouver la faille. Le gardien marocain Yassine Bounou s’est notamment illustré en détournant une tête de Pape Gueye à bout portant, préservant ainsi le score vierge. De leur côté, les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont opté pour une organisation défensive rigoureuse, cherchant à exploiter les transitions rapides pour surprendre la défense sénégalaise.
La première période s’est achevée sur un score de parité, malgré plusieurs occasions franches de part et d’autre. Iliman Ndiaye a notamment manqué un face-à-face prometteur devant Bounou à la 37e minute, tandis que Nayef Aguerd a vu sa tête frôler le poteau sénégalais dans les derniers instants avant la pause. La tension était palpable sur la pelouse, avec plusieurs cartons jaunes distribués par l’arbitre. Privé de Krepin Diatta et d’Ousseynou Niang sur blessure, le Sénégal a dû composer avec ces absences tout en maintenant son bloc organisé face aux assauts marocains qui se sont intensifiés en seconde période.
Le penalty raté de Brahim Díaz relance le suspense au Maroc
Les dernières minutes du temps réglementaire ont offert un scénario digne des plus grandes finales internationales. Alors que le Sénégal pensait avoir ouvert le score par l’intermédiaire d’Ismaïla Sarr sur corner, l’arbitre a annulé cette réalisation pour une faute préalable sur le capitaine marocain Hakimi. Cette décision controversée a provoqué la colère des joueurs sénégalais, au point que le sélectionneur Pape Thiaw a demandé à ses hommes de quitter temporairement la pelouse. Le jeu a été suspendu pendant plusieurs minutes avant que les Lions de la Teranga ne consentent à reprendre la rencontre.
Dans la foulée de cet épisode tumultueux, la VAR a accordé un penalty au Maroc pour une faute dans la surface sénégalaise. Brahim Díaz, meilleur buteur du tournoi, s’est présenté face à Édouard Mendy avec la possibilité d’offrir le titre aux supporters marocains massés dans les tribunes. Le milieu offensif a tenté une panenka audacieuse, mais le portier sénégalais a anticipé le geste et repoussé magistralement le ballon. Cette parade exceptionnelle a maintenu les deux équipes à égalité et précipité la rencontre vers les prolongations, prolongeant l’agonie des 60 000 spectateurs présents ce soir-là.
Le Sénégal confirme son statut de puissance du football africain
Cette consécration continentale s’inscrit dans la continuité d’un cycle victorieux entamé il y a quelques années par la sélection sénégalaise. En 2022, lors de la CAN organisée au Cameroun, les Lions de la Teranga avaient décroché leur tout premier titre continental en dominant l’Égypte en finale aux tirs au but. Ce sacre historique avait mis fin à des décennies d’attente et de frustrations, notamment après les finales perdues en 2002 face au Cameroun et en 2019 contre l’Algérie. Sadio Mané, figure emblématique de cette génération dorée, disputait à Rabat sa dernière CAN selon ses propres déclarations, ajoutant une dimension émotionnelle supplémentaire à cette finale.
La délivrance sénégalaise est finalement intervenue à la 109e minute de jeu. Pape Gueye, déjà auteur de prestations remarquées tout au long du tournoi avec notamment un doublé en huitièmes de finale face au Soudan, a décoché une frappe imparable depuis l’extérieur de la surface qui a trompé la vigilance de Bounou. Le milieu de terrain de Villarreal a ainsi confirmé son statut de révélation de cette compétition et permis à son équipe de prendre un avantage décisif. Malgré les ultimes tentatives marocaines, dont une double parade extraordinaire de Bounou devant Chérif Ndiaye à la 111e minute, le Sénégal a su préserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final.
Cette victoire face au pays organisateur représente un exploit d’autant plus remarquable que le Maroc n’avait plus goûté aux joies d’une finale continentale depuis 2004 et sa défaite contre la Tunisie. Les Lions de l’Atlas, portés par une ferveur populaire exceptionnelle tout au long du tournoi, n’auront pas réussi à transformer l’essai malgré leur parcours impressionnant jusqu’à ce stade de la compétition. Pour le Sénégal en revanche, ce deuxième sacre en quatre éditions confirme définitivement son rang de nation majeure du football africain, capable de rivaliser avec les plus grandes sélections du continent dans les rendez-vous décisifs.




Le Maroc a probablement tenté d’acheter le match, cela n’a pas marché. Bravo à ces jeunes du Sénégal. Mon fils était content … moi aussi.