CAN 2025 : les révélations de Yéhvann Diouf sur l'épisode de la serviette

Après la victoire du Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le troisième gardien Yéhvann Diouf s’est exprimé en zone mixte pour revenir sur l’étonnante affaire de la serviette qui a fait le tour du monde. Dans une ambiance encore euphorique, il a décrit comment il a vécu cet épisode cocasse et mouvementé qui a émaillé la rencontre contre le Maroc. Diouf s’est montré à la fois surpris et amusé par l’ampleur prise par cette séquence hors du commun, tout en soulignant sa volonté d’aider son équipe. Cet incident, bien que loin des enjeux sportifs habituels, a révélé l’importance parfois insoupçonnée d’un détail matériel dans une finale de prestige.

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc, disputée à Rabat, restera dans les mémoires non seulement pour le triomphe sénégalais (1‑0 après prolongation) mais aussi pour une série d’incidents autour d’un objet apparemment anodin : la serviette du gardien Édouard Mendy. Au cœur d’une atmosphère de tension, plusieurs ramasseurs de balle et même des joueurs marocains ont tenté à plusieurs reprises d’intercepter cette serviette, indispensable pour sécher les gants et le visage du gardien sous une pluie battante, faisant descendre l’action bien au‑delà des limites du simple confort matériel. Ces scènes improbables, captées par les caméras puis relayées massivement sur les réseaux, ont suscité une vive réaction dans les médias et parmi les supporters, amplifiant les débats autour du fair‑play et de l’esprit sportif dans un match au sommet du football africain.

CAN 2025 : Diouf et la drôle de mission de protéger la serviette en finale

Yéhvann Diouf, gardien remplaçant né en 1999 à Dakar et évoluant à l’OGC Nice, n’avait pas prévu de jouer la moindre minute de cette finale. Pourtant, au fil de la rencontre, il s’est retrouvé propulsé sous le feu des projecteurs pour une raison inhabituelle. Alors qu’Édouard Mendy tentait de se préserver dans des conditions climatiques difficiles, la serviette qui devait lui permettre de garder ses gants secs est devenue l’enjeu d’une série de tentatives de saisies : des ball boys marathoniens et des membres de l’équipe adverse ont multiplié les assauts pour s’en emparer. Selon plusieurs témoignages et analyses vidéo, certains ramasseurs ont même tiré Diouf au sol dans un effort pour récupérer le tissu, suscitant l’incrédulité des spectateurs présents comme de ceux regardant la finale à distance.

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Interrogé à l’issue du match, Diouf a décrit cette scène comme « totalement surréaliste », évoquant les moments où il a dû protéger la serviette jusqu’à ce qu’elle parvienne finalement à Mendy. Il a rappelé que, lors d’un match précédent contre le Nigeria dans ce même tournoi, des actions similaires avaient déjà eu lieu, avec des ramasseurs qui essayaient de « piquer » les serviettes des gardiens. « Pourquoi ? On ne sait pas », a‑t‑il confié en riant, tout en soulignant que son objectif n’était que technique : remettre à Mendy ce qui lui permettait de rester concentré sur son rôle crucial dans le match.

Dans les coulisses de Rabat : rires, réactions et images virales

À la zone mixte, Diouf n’a pas seulement livré un récit factuel de ces instants étranges, il a aussi partagé des anecdotes qui ont fait sourire la presse sportive. Il a évoqué comment un ramasseur de balle lui avait lancé, au beau milieu de l’épisode, une leçon de « fair‑play », ce à quoi il avait répondu avec humour, soulignant l’absurdité de la situation. Cette légèreté dans sa narration a contribué à atténuer certaines critiques tout en soulignant la cohésion d’équipe et son attachement au succès collectif plutôt qu’à une simple serviette.

Les images de cette « serviette bataille » ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, générant des milliers de réactions et de commentaires dans divers pays. Plus qu’un simple moment comique, ce passage a mis en exergue les tensions latentes qui peuvent exister dans l’arène sportive, surtout lorsqu’un titre continental est en jeu. Certains observateurs ont critiqué le manque de contrôle autour de l’organisation du match, tandis que d’autres ont salué l’attitude de Diouf, transformant ce qui aurait pu être une anecdote embarrassante en une scène résolument humaine et attachante.

Un épisode anecdotique ou révélateur ? Impacts et suites possibles

Si la scène a fait sourire de nombreux fans, elle a aussi suscité des interrogations plus profondes sur le comportement des officiels et des personnels autour du terrain lors de matchs de très haut niveau. Certains commentateurs estiment que ces débordements autour de la serviette ont éclipsé d’autres moments clés du jeu, comme l’arrêt décisif de Mendy sur le penalty de Brahim Díaz ou le but victorieux de Pape Gueye en prolongation. D’autres ont noté que cela pourrait alimenter des discussions au sein de la Confédération Africaine de Football sur les normes de conduite et l’encadrement des ramasseurs de balle dans les grands événements internationaux.

Pour Yéhvann Diouf, l’expérience restera sans doute gravée comme un moment particulier de sa jeune carrière, mêlant tension, humour et solidarité d’équipe. Il a rappelé à plusieurs reprises que, malgré l’étrangeté de la situation, son unique préoccupation était de faire en sorte qu’Édouard Mendy soit dans les meilleures conditions possibles. Une attitude qui, au‑delà du folklore médiatique, montre l’engagement collectif et l’esprit de corps qui ont conduit le Sénégal à décrocher un deuxième titre continental en cinq ans.

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