CAN 2025 : plus d’un milliard d’euros générés et 100 000 emplois créés au Maroc

À Rabat, le Maroc tire profit de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 bien au‑delà des seuls enjeux sportifs, avec plus d’un milliard d’euros générés et environ 100 000 emplois créés, montrant l’impact tangible de ce grand rendez‑vous continental sur l’économie nationale. Au moment où la compétition rassemblant les meilleures sélections africaines de football attire des millions de fans et des audiences planétaires, l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) organisée au Maroc s’est affirmée comme un puissant levier de croissance économique. Au‑delà des stades et des exploits sportifs, l’événement a engrangé des bénéfices économiques considérables, mobilisé des milliers d’entreprises locales et renforcé la dynamique de consommation dans un pays en quête de développement durable.

New impulse économique pour le Maroc grâce à la CAN

L’organisation de la CAN 2025 a permis au Maroc de générer plus d’un milliard d’euros de revenus directs, selon les déclarations du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, devant la Chambre des représentants à Rabat. Ces recettes proviennent d’une série de sources interconnectées : billetterie, tourisme, consommation intérieure accrue, accords commerciaux liés aux droits de diffusion et à l’accueil des sponsors internationaux. L’essor de la consommation a été particulièrement notable, avec une hausse globale estimée à près de 25 %, portée par une demande vivace dans les secteurs automobile, hôtellerie, restauration et services connexes à la compétition.

Ce milliard d’euros ne se limite pas à une simple somme comptable : il représente un catalyseur pour les entreprises, les petites et moyennes sociétés et les secteurs productifs nationaux. Près de  3 000 entreprises marocaines ont été impliquées dans les activités liées à la CAN 2025, allant de la construction d’infrastructures à la gestion événementielle, en passant par les services logistiques et les technologies numériques nécessaires à l’organisation moderne de grandes compétitions sportives. Cette mobilisation économique témoigne de l’importance des grands événements dans la structuration des chaînes de valeur locales et régionales.

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Une création d’emplois significative et durable

Parmi les aspects les plus marquants de l’impact de la CAN, la création d’emplois figure en bonne place. L’accueil de cette grande compétition continentale a permis la création d’environ 100 000 emplois directs et indirects, dynamisant ainsi le marché du travail à un moment où les défis liés à l’emploi restent d’actualité dans le Royaume. Ces emplois couvrent plusieurs secteurs, dont le bâtiment et les travaux publics, le tourisme, la sécurité, les services événementiels, ainsi que les industries connexes qui ont tiré profit de l’afflux de visiteurs et des investissements afférents.

La nature de ces emplois est variée, allant de postes temporaires liés à la période de la compétition à des opportunités plus durables, notamment dans les services et infrastructures maintenant opérationnels. Cette dynamique favorise non seulement une réduction du chômage à court terme, mais elle contribue aussi à renforcer les compétences professionnelles locales, ce qui peut avoir des effets positifs à plus long terme sur la compétitivité du pays.

CAN 2025 : une vitrine pour l’économie marocaine

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ne se limite pas à un simple événement sportif. Au-delà de la passion et de la ferveur qu’elle suscite chez les supporters, elle constitue un véritable moteur économique pour les pays hôtes et la région. Les hôtels, restaurants, transports, télécommunications et commerces locaux bénéficient directement de l’afflux de spectateurs, journalistes et sponsors. De plus, la compétition offre une vitrine internationale qui peut stimuler le tourisme et attirer de futurs investisseurs. Ainsi, la CAN dépasse son rôle purement sportif pour devenir un levier de développement économique et social.

L’organisation de la CAN 2025 n’a pas seulement généré des flux monétaires temporaires : elle a également accéléré des programmes d’investissements structurants. Une partie des dépenses engagées autour de l’événement a été allouée à des projets d’infrastructures durables : modernisation de stades, amélioration des réseaux de transport, agrandissement d’aéroports, et renforcement des capacités d’accueil touristique. Selon les autorités marocaines, ces travaux ont permis au pays de concentrer en vingt‑quatre mois l’équivalent de dix années de développement dans certains domaines clés.

En outre, l’effet multiplicateur des investissements réalisés autour de la CAN est estimé entre 1,8 et 2 : pour chaque dirham investi, près de deux dirhams seraient ajoutés à l’économie nationale. Cette performance souligne l’importance d’une planification stratégique des dépenses publiques et privées autour de grands événements, tout en intégrant une vision à long terme qui vise à maximiser les bénéfices pour l’économie réelle.

Alors que le Royaume se projette déjà vers de nouveaux défis internationaux, l’expérience de la CAN 2025 laisse entendre qu’il est possible de conjuguer passion sportive et gains économiques durables, à condition d’optimiser l’intégration des acteurs locaux, d’investir dans des projets générateurs de valeur ajoutée et de maintenir une dynamique d’innovation.

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