Capture de Maduro : Ramaphosa monte au créneau contre Washington

Le 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines ont mené une opération militaire d’envergure baptisée « Absolute Resolve » sur le territoire vénézuélien. Les bombardements ont touché plusieurs sites dans le nord du pays, notamment la capitale Caracas. À l’issue de cette intervention, Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés à leur résidence et transférés aux États-Unis, où l’ancien président fait face à des accusations liées au narcotrafic devant un tribunal fédéral de New York.

Cette action unilatérale de Donald Trump suscite des réactions contrastées à travers le monde. Parmi les voix les plus critiques figure celle du chef d’État sud-africain, qui vient d’exprimer publiquement son opposition à cette intervention.

Pretoria exige la remise en liberté du couple présidentiel

À l’occasion de la cérémonie commémorant les trente et un ans de la disparition de Joe Slovo, figure historique de la lutte anti-apartheid, Cyril Ramaphosa a pris position sans ambiguïté. Le dirigeant sud-africain considère que les agissements de Washington portent atteinte aux fondements mêmes de l’ordre international. Selon lui, cette opération bafoue l’intégrité territoriale d’une nation membre des Nations unies.

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Le président de l’ANC a réclamé que le Conseil de sécurité prenne des mesures concrètes pour défendre les principes du droit international. Son gouvernement avait déjà publié un communiqué qualifiant l’extraction du dirigeant vénézuélien de transgression flagrante de la Charte onusienne.

Une position qui fragilise la coalition au pouvoir

La fermeté affichée par le locataire de l’Union Buildings ne fait pas l’unanimité au sein de l’exécutif sud-africain. Plusieurs formations politiques membres du gouvernement d’union nationale reprochent au parti présidentiel de présenter cette condamnation comme le point de vue officiel de la nation arc-en-ciel.

Ces tensions internes surviennent dans un contexte déjà délicat entre Pretoria et l’administration Trump. Certains responsables politiques sud-africains redoutent que cette prise de position ne dégrade davantage les rapports bilatéraux avec les États-Unis. Le ministère des Affaires internationales envisagerait par ailleurs de convoquer un sommet extraordinaire de la Communauté de développement d’Afrique australe pour évaluer les conséquences sécuritaires de cette crise sur le continent.

1 réflexion au sujet de « Capture de Maduro : Ramaphosa monte au créneau contre Washington »

  1. Bientôt Trump ira annoncer sa menace contre l’Afrique du Sud pour s’emparer de ses mines d’or. Après Ghana, et Burkina Faso seront sur sa liste.
    L’armée américaine sera sous peu sur le continent noir.

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