La chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict ce lundi 19 janvier 2026 dans l’affaire opposant la journaliste Angela Kpeidja à Stévy Wallace, ancien responsable de la communication digitale à la présidence de la République du Bénin. À l’issue de près de deux années de procédure judiciaire, la juridiction spéciale a reconnu la journaliste coupable de faits de harcèlement par le biais d’une communication électronique.
Statuant publiquement et contradictoirement en premier ressort, la CRIET a condamné Angela Kpeidja à une peine de 24 mois de prison assortie de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs CFA. La Cour a également fait droit partiellement aux demandes de la partie civile en la condamnant à verser la somme de 20 millions de francs CFA à Stévy Wallace à titre de dommages et intérêts. En outre, la juridiction a ordonné la rectification des publications mises en cause sur les réseaux sociaux.
Une procédure judiciaire engagée à la suite de publications en ligne
L’affaire trouve son origine dans une série de publications diffusées sur les réseaux sociaux par la journaliste, dans lesquelles elle évoquait des faits de harcèlement et d’abus. Bien que le nom de Stévy Wallace n’y soit pas explicitement mentionné, ce dernier s’est estimé visé par les propos tenus et a saisi la justice pour diffamation et harcèlement électronique.
Au cours de la procédure, les avocats de la partie civile, dont Me Hugo Koukpolou, ont soutenu que ces publications avaient porté atteinte à la réputation de leur client et affecté sa carrière professionnelle. Ils ont notamment évoqué des pertes de contrats et un préjudice moral important. Initialement, la partie civile avait réclamé une réparation financière de 80 millions de francs CFA ainsi que la présentation d’excuses publiques.
Selon les conseils de Stévy Wallace, Angela Kpeidja aurait, à plusieurs reprises, interagi avec des contenus relayés par des tiers, contribuant à identifier indirectement leur client comme la personne visée par ses dénonciations. Des éléments que la défense de la partie civile a qualifiés d’atteinte manifeste à l’image et à l’honneur de l’ancien responsable de la communication digitale.
Les réquisitions du parquet partiellement suivies
Lors de l’audience du 30 juin 2025, le ministère public, représenté par le troisième substitut du procureur spécial près la CRIET, avait estimé que les faits de harcèlement électronique étaient suffisamment établis. Il avait requis une peine de six mois de prison assortie de sursis et une amende de deux millions de francs CFA.
S’agissant des intérêts civils, le parquet avait jugé excessif le montant de 80 millions de francs CFA sollicité par la partie civile et avait proposé de le ramener à 20 millions de francs CFA, une position finalement retenue par la Cour dans son verdict.
Absente lors de certaines audiences de la procédure, la journaliste est désormais fixée sur son sort judiciaire avec cette décision rendue par la chambre correctionnelle de la CRIET, qui clôt un dossier suivi de près dans le paysage médiatique béninois.



Odjié ! « 20 millions de francs CFA à Stévy Wallace »
Une sanction au franc symbolique et peine avec sursis, n’eut-elle pas été plus exemplaire, didactique et un bon avertissement ?
Effectivement 20 millions ça ne trouve pas sous les sabots d’un âne
\\\\.///
(@_@)
Harcèlement par le biais d’une communication électronique.
Une trouvaille des législateurs dans notre pays.
Où voulez-vous qu’elle trouve 20 millions de nos francs pour payer les dommages et intérêts pour un délit de grande gueule par communication électronique ???
Cherchez l’erreur
Voilà celle qui se plaignait d’être harcelée par son supérieur et qui a été supportée par le président de la république et promue par ce dernier, se livrer elle-même à un harcèlement.
Elle doit avoir un problème cette femme.
La mare aux 🦆 de Talon où tout le monde nage en eau trouble