Conseil de la Paix : la Chine lance l'offensive contre Trump

L’initiative du « Conseil de la paix » lancée par Donald Trump a rassemblé un groupe hétérogène de pays à travers le monde. Certains États, comme l’Argentine, la Hongrie, la Turquie, l’Égypte, le Maroc, l’Arabie saoudite ou le Pakistan, ont accepté d’y participer. D’autres, notamment la France, le Royaume-Uni, la Suède et la Norvège, ont décliné l’invitation, tandis que le Canada a vu son invitation retirée après avoir exprimé des réserves. Des puissances comme la Chine, n’ont donné aucun signe d’adhésion. L’empire du milieu semble prôné une autre vision, en s’alliant notamment au Brésil pour renforcer le cadre des Nations unies.

Chine et Brésil renforcent le rôle central de l’ONU

Lors d’un échange téléphonique avec le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, Xi Jinping a insisté sur l’importance de défendre le rôle central de l’ONU dans la gestion des affaires internationales. Selon lui, la Chine et le Brésil, deux membres influents du Sud global, ont la responsabilité de promouvoir la paix, la stabilité et une gouvernance mondiale équitable. Il a souligné que cette coopération vise à protéger les intérêts communs de leurs nations et à garantir la justice internationale, tout en maintenant la légitimité des structures existantes face à des initiatives comme le Conseil de la paix américain.

Cette stratégie traduit une volonté claire de Pékin : il ne s’agit pas seulement d’affirmer son rôle sur la scène internationale, mais de contrer l’initiative américaine en présentant l’ONU comme le cadre incontournable pour résoudre les conflits. En travaillant de concert avec Brasilia, la Chine envoie un message diplomatique précis : la paix mondiale doit s’appuyer sur des mécanismes reconnus et collectifs, et non sur des structures ad hoc initiées par un seul pays.

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Position sino-brésilienne face aux initiatives parallèles

L’alliance sino-brésilienne montre que la défense du multilatéralisme peut se traduire par une réponse coordonnée aux projets qui cherchent à créer des alternatives au système international existant. Xi Jinping a insisté sur le rôle constructif que peuvent jouer la Chine et le Brésil, notamment pour promouvoir la réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale, tout en rappelant que les décisions unilatérales ne doivent pas remettre en cause la légitimité de l’ONU.

Cette démarche combine diplomatie et stratégie. En affirmant son soutien à l’ONU, la Chine propose un contrepoids à l’initiative de Trump, cherchant à montrer que la sécurité et la stabilité mondiales ne peuvent être confiées à de nouvelles instances créées sans consensus international.

En confirmant ce positionnement, Pékin et Brasilia adressent un message direct à la communauté internationale : le Conseil de la paix de Trump ne sera pas perçu par ces pays comme une alternative légitime aux structures établies, et le rôle central des Nations unies reste, selon eux, la référence pour la coopération et la paix mondiales.

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