Erdogan traite Netanyahou de pharaon qui « fait souffrir des innocents »Les relations

entre la Turquie et Israël alternent depuis des années entre coopération pragmatique et tensions ouvertes. Après une période de rapprochement diplomatique marquée par la reprise des échanges d’ambassadeurs et des liens économiques maintenus, Ankara n’a jamais renoncé à une ligne dure sur la question palestinienne.

Les opérations militaires israéliennes à Gaza ont ravivé ces fractures, poussant les autorités turques à multiplier les prises de position publiques. C’est dans ce climat déjà fragile que les dernières déclarations du président Recep Tayyip Erdogan ont résonné avec force. Comme l’a rapporté Agence Anadolu, dès les premières heures de la nouvelle année, le chef de l’État turc a choisi un registre direct pour rappeler la position de son pays. À Istanbul, à l’issue de la prière du vendredi, il a insisté sur la constance du soutien turc aux Palestiniens, affirmant que la mobilisation observée dans plusieurs villes illustre une solidarité populaire durable. Pour Ankara, ces rassemblements ne relèvent pas d’un simple symbole : ils servent à ancrer le discours politique dans une adhésion collective clairement affichée.

Turquie et Palestine une solidarité affirmée par Erdogan

Recep Tayyip Erdogan a mis en avant l’engagement de la Turquie en faveur de la cause palestinienne en rappelant que, selon lui, le peuple palestinien ne fait pas face seul aux épreuves actuelles. Le président turc a souligné l’importance des manifestations de soutien organisées dans le pays, évoquant notamment celles tenues à Istanbul.

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Ces mobilisations sont présentées par les autorités comme l’expression d’une position nationale assumée, mêlant discours politique et dimension morale.Cette ligne est régulièrement défendue par Ankara sur la scène internationale, à travers des déclarations officielles et des prises de parole dans les forums diplomatiques. La Turquie se pose ainsi en acteur vocal sur la question palestinienne, sans remettre en cause l’existence de relations économiques avec Israël, mais en marquant une frontière nette sur les opérations militaires menées à Gaza.

Des accusations sévères venues d’Ankara

Le ton s’est durci lorsque le président turc a directement visé le Premier ministre israélien. Sans multiplier les citations, il a employé une comparaison lourde de sens en assimilant Benyamin Netanyahou à une figure autoritaire, le traitant de « pharaon » et l’accusant d’être responsable de souffrances infligées à des civils.

Les enfants exposés aux conditions climatiques difficiles à Gaza ont été évoqués comme symbole des conséquences humaines des opérations en cours.Erdogan a également affirmé que ces actes ne resteraient pas sans réponse morale, évoquant les prières et la mémoire des victimes. Cette rhétorique marque une rupture nette avec les tentatives passées d’apaisement, tout en restant centrée sur la dénonciation des faits rapportés à Gaza plutôt que sur des annonces de mesures concrètes immédiates.

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