Au Bénin, les attentes autour de la publication des résultats des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 restent vives. Quatre jours après le double scrutin organisé dans tout le pays, la population, les partis politiques et les observateurs demeurent dans l’expectative. À ce jour, même si les délais légaux ne sont pas encore échus, ni les grandes tendances du vote ni les résultats officiels n’ont été rendus publics par les autorités compétentes. Organisé selon les nouvelles réformes du calendrier électoral et avant la présidentielle d’avril prochain, il était considéré comme un test majeur de la stabilité démocratique et des débats autour de l’inclusion des formations politiques.
Un scrutin passé, mais des résultats qui tardent à venir
La Commission électorale nationale autonome (CENA), organisme chargé d’organiser les élections, était attendue pour publier dès mercredi les grandes tendances issues des urnes. Pourtant, aucune communication chiffrée n’a encore été diffusée à la presse ou au public. Initialement prévue pour le mercredi 14 janvier, l’annonce a été repoussée à ce jeudi 15 janvier, mais même cette échéance n’a pas encore été respectée. Officiellement, la CENA doit procéder à la compilation, à la centralisation et à la certification des résultats avant de les transmettre à la Cour constitutionnelle pour validation. Ce processus, bien que strict et prévu par le Code électoral, devrait normalement permettre de révéler rapidement les grandes tendances des suffrages exprimés dans chaque circonscription. Selon les dernières déclarations, la Cour constitutionnelle du Bénin, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs des législatives, a assuré qu’elle publierait ces résultats dans un délai de 72 heures après la réception des données certifiées par la CENA. Cette annonce, qui vise à rassurer les observateurs sur le respect du calendrier électoral, place désormais la proclamation finale en fin de semaine.
Un climat d’attente et de spéculation
Dans l’espace politique, l’absence de chiffres officiels alimente toutes sortes de spéculations et de calculs d’avant-bureaux. Certains états-majors de partis affirment disposer de « leurs propres estimations » basées sur des remontées locales, tandis que d’autres appellent à la patience et au respect du processus légal avant toute proclamation.
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