Les relations entre les États-Unis et l’Iran restent marquées par une hostilité durable, nourrie par des années de sanctions, de pressions diplomatiques et de désaccords stratégiques. Le changement d’administration à Washington n’a pas modifié cette dynamique. Récemment, les échanges se sont durcis, accompagnés de déclarations fermes et de menaces à peine voilées, ravivant la crainte d’un affrontement direct entre les deux pays. Cette évolution a relancé les initiatives diplomatiques visant à freiner l’escalade. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ainsi pris une initiative en direction de son homologue américain Donald Trump, avec l’objectif de favoriser un dialogue impliquant directement Téhéran rapporte Türkiye Today.
Une relation marquée par l’escalade verbale et la pression stratégique
La confrontation entre Washington et Téhéran repose sur une accumulation de différends non réglés. Le dossier nucléaire iranien, les sanctions économiques américaines et les rivalités d’influence au Moyen-Orient continuent d’alimenter la méfiance. Ces derniers jours, les déclarations officielles ont gagné en fermeté, chaque camp affichant sa détermination à défendre ses intérêts.
Du côté américain, des avertissements publics ont été adressés aux autorités iraniennes, soulignant les conséquences possibles d’un refus de compromis. Téhéran, pour sa part, a réaffirmé sa capacité à réagir rapidement à toute action hostile. Cette séquence a renforcé les inquiétudes autour d’une possible dérive militaire, même si aucune décision formelle n’a été annoncée.
Face à cette montée de tension, certains acteurs régionaux cherchent à favoriser une désescalade par des canaux diplomatiques alternatifs.
Erdogan propose un sommet trilatéral à Trump
Selon le quotidien turc progouvernemental Hürriyet, Recep Tayyip Erdogan a proposé à Donald Trump l’organisation d’un sommet réunissant les États-Unis, l’Iran et la Turquie. Cette initiative aurait été évoquée lors d’un entretien téléphonique entre les deux dirigeants, le 27 janvier. L’idée serait de créer un espace d’échange direct entre Washington et Téhéran, avec Ankara dans un rôle de facilitateur.
Le format envisagé serait une réunion par visioconférence, une option qui permettrait d’engager rapidement des discussions sans contraintes protocolaires majeures. D’après le journal, le président américain se serait montré favorable à cette proposition, sans qu’une confirmation officielle n’ait encore été communiquée par les parties concernées.
La Turquie dispose de canaux de communication avec les deux pays. Membre de l’OTAN et alliée des États-Unis, elle entretient également des relations suivies avec l’Iran, malgré des désaccords ponctuels. Cette position lui permet de proposer un cadre de dialogue là où les échanges directs restent limités.



