En juin 2025, les tensions entre les États-Unis et l’Iran avaient déjà franchi un seuil critique lorsque Washington avait mené des frappes ciblées contre plusieurs installations nucléaires iraniennes. Cette opération, dirigée par l’administration Trump, visait à neutraliser des sites sensibles liés à l’enrichissement d’uranium, marquant une intensification militaire qui avait été suivie d’appels internationaux à la retenue. Depuis, l’Iran a progressivement renforcé ses capacités défensives et offensives, tandis que les États-Unis ont maintenu une posture de vigilance accrue dans la région.
Déploiement massif des forces américaines au Moyen-Orient
D’après la voix du Nord, ces derniers jours, les forces américaines ont été redéployées à grande échelle au Moyen-Orient. L’arrivée imminente du porte-avions USS Abraham Lincoln et de son escorte, composée de trois destroyers lance-missiles, augmente considérablement la capacité opérationnelle américaine. Le navire amiral transporte de nombreux avions de combat, dont des F-35C Lightning II et des F-18 Super Hornet, ainsi qu’une escadrille d’avions de guerre électronique EA-18 Growler capables de neutraliser les systèmes de défense aérienne. Des F-16 Fighting Falcon et des A-10 Thunderbolt II de l’US Air Force complètent ce dispositif, tandis que des F-15E Strike Eagle supplémentaires sont en route pour la Jordanie.
Le renforcement aérien comprend également des avions-cargos C-17 Globemaster III pour transporter des munitions et du matériel logistique, ainsi que des KC-135 Stratotanker pour le ravitaillement en vol des bombardiers. Des avions Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force ont été déployés au Qatar, ajoutant une dimension défensive à la présence occidentale. Cette concentration impressionnante de moyens militaires reflète la préparation des États-Unis à toute escalade, tout en signalant à l’Iran et à ses voisins la capacité américaine à agir rapidement.
Téhéran prêt à riposter avec tout son arsenal
L’Iran, de son côté, menace de riposter avec l’ensemble de son arsenal de missiles en cas d’attaque. Depuis le conflit éclair de juin 2025 avec Israël, le pays a reconstitué ses stocks de missiles et a bénéficié de livraisons de matériel défensif en provenance de la Chine. Le régime islamique pourrait donc mobiliser une riposte significative, renforcée par l’arrivée imminente des forces américaines dans la région. Israël a relevé son niveau d’alerte, et des sources européennes du renseignement confirment que la situation est suivie avec une attention extrême.
Ces derniers déploiements militaires américains font suite à une hésitation initiale mi-janvier, lorsque l’administration avait envisagé une intervention pour soutenir les manifestants anti-gouvernementaux en Iran. L’état-major avait alors convaincu le président Trump qu’une action directe n’était pas encore réalisable faute de forces suffisantes. Aujourd’hui, avec des capacités aériennes et navales massivement renforcées, le Pentagone se tient prêt et n’attend plus qu’un ordre présidentiel pour lancer d’éventuelles frappes.



