L’Iran ne sera pas un nouveau Venezuela selon la presse chinoise

Il y a quelques jours, Nicolás Maduro a été interpellé au Venezuela lors d’une opération éclair annoncée par les autorités américaines. Selon ces déclarations, le président vénézuélien a ensuite été transféré aux États-Unis pour y être présenté à la justice fédérale pour des accusations de narcoterrorisme. Caracas a contesté la version américaine, dénonçant une arrestation illégale, tandis que Washington a affirmé agir dans le cadre de poursuites judiciaires engagées de longue date. Cet épisode a immédiatement suscité de nombreuses réactions internationales et relancé les comparaisons avec d’autres pays sous sanctions, dont l’Iran.

Une comparaison Venezuela–Iran jugée limitée

Dans une analyse publiée par le South China Morning Post, le quotidien de Hong Kong estime que la situation iranienne ne peut être assimilée mécaniquement à celle du Venezuela. Le journal souligne que, malgré des pressions internes et des tensions avec Washington, les équilibres régionaux au Moyen-Orient diffèrent fortement de ceux de l’Amérique latine. Les analystes cités évoquent notamment le poids stratégique de l’Iran et les implications potentielles pour plusieurs acteurs internationaux, éléments absents du dossier vénézuélien.

Le quotidien rappelle également que toute action directe contre les dirigeants iraniens aurait des répercussions dépassant largement le cadre bilatéral, ce qui limite, selon ces experts, la transposition du scénario observé à Caracas.

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Pressions internes en Iran et avertissements américains

L’article note par ailleurs que l’Iran fait face à des difficultés économiques persistantes et à des mouvements de contestation, une situation suivie de près par les États-Unis. Le South China Morning Post mentionne des déclarations publiques de Donald Trump, avertissant que Washington surveillait attentivement la gestion des manifestations par les autorités iraniennes.

Pour autant, le journal estime que ces pressions ne suffisent pas à placer Téhéran dans une trajectoire comparable à celle du Venezuela. Les différences de contexte politique, militaire et diplomatique expliqueraient pourquoi, selon cette analyse, l’Iran « ne sera pas un nouveau Venezuela ».

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