Ces dernières heures, les réseaux sociaux et certains médias ont relayé des affirmations selon lesquelles la feuille de route pour le lancement d’une monnaie commune aux trois États de la Confédération des États du Sahel serait finalisée. Ces rumeurs, attribuées au ministre malien de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou, évoquaient un lancement imminent de cette nouvelle devise, appelée informellement « Sira », supposément adossée aux réserves stratégiques communes des trois pays et destinée à remplacer le franc CFA dans ces territoires. Cependant, les autorités maliennes ont décidé de mettre fin à cette effervescence médiatique en apportant des clarifications officielles.
Mali rectifie les annonces sur la monnaie sahélienne
Le gouvernement malien a rendu public, ce 27 janvier, un communiqué officiel visant à réfuter clairement ces affirmations. Le communiqué, signé par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, souligne qu’aucune communication formelle n’a annoncé l’aboutissement d’un quelconque calendrier opérationnel. Les autorités insistent également sur le fait qu’aucune décision n’a été prise en ce qui concerne une mise en circulation prochaine d’une monnaie unique au sein de la Confédération.
Cette clarification marque une réponse importante face à la diffusion d’informations dépourvues de base institutionnelle. Le gouvernement rappelle que les orientations et décisions impliquant les trois États membres suivent des procédures officielles bien établies et doivent être validées par les instances compétentes avant toute annonce publique.
Cadre institutionnel et communication officielle requise pour l’AES
Au-delà de la simple correction des faits, le communiqué réaffirme les principes qui doivent régir le fonctionnement de la Confédération. Selon Bamako, les orientations stratégiques décidées par les trois nations doivent être communiquées exclusivement par les canaux institutionnels préalablement établis. Cette insistance du ministère traduit une volonté de restaurer une rigueur informationnelle, notamment face aux nombreuses spéculations qui circulent sans vérification préalable.
Le Mali souligne également son attachement à une « communication responsable », suggérant que les acteurs politiques et médiatiques doivent vérifier l’authenticité des annonces avant de les amplifier auprès du public. Cette position reflète une certaine frustration face aux distorsions d’information qui alimentent des débats sans base factuelle solide.



