Le samedi 3 janvier 2026, au complexe judiciaire de Cotonou, 21 Afro-descendants ont reçu leur attestation de nationalité béninoise dans le cadre de l’initiative My Afro Origins, lors de la troisième cérémonie officielle organisée à cet effet. Au-delà du geste administratif, l’événement s’inscrit dans une démarche assumée de réparation symbolique et de responsabilité historique vis-à-vis des descendants de la traite transatlantique.
À travers cette initiative, l’État béninois cherche à rétablir un lien institutionnel avec une partie de la diaspora africaine, en l’inscrivant dans un cadre juridique formel et reconnu. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Detchénou, et le ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari. Une présence qui traduit l’importance accordée à ce programme à la fois sur le plan national et dans les relations avec les communautés afro-descendantes à l’international.
Pour les 21 récipiendaires, l’attestation remise officialise leur rattachement à la Nation béninoise et ouvre la voie à une intégration juridique et citoyenne progressive. La directrice des Affaires civiles et des Sceaux au ministère de la Justice et de la Législation, Aubierge Olivia Hungbo, a souligné la portée de cet acte qu’elle a présenté comme un geste de reconnaissance, de réparation et de réconciliation. Elle a rappelé que la démarche vise à transformer une mémoire douloureuse en un projet porteur de sens pour les générations actuelles et futures.
Dans le même esprit, la conseillère technique au ministère de la Justice et de la Législation, Rose-Marie Sossa, a insisté sur la dimension mémorielle et identitaire de ces attestations, qu’elle considère comme des instruments de mémoire partagée et de construction d’une citoyenneté inclusive.
Avec cette troisième cérémonie, le Bénin confirme sa volonté d’ancrer durablement la question des Afro-descendants dans ses politiques publiques, en conjuguant reconnaissance historique, cadre juridique et ouverture vers la diaspora.



