Pétrole vénézuélien : Trump fait une importante annonce

Le Venezuela vit une transition politique brutale depuis la capture de Nicolás Maduro début janvier à Caracas lors d’une opération militaire américaine. Le vide laissé au sommet de l’État a été comblé par l’accession au pouvoir de Delcy Rodríguez, investie présidente par intérim après une prestation de serment devant le Parlement. Dès ses premières déclarations publiques, elle a tenu à affirmer l’autorité des institutions vénézuéliennes et à rejeter toute idée de tutelle étrangère, cherchant à projeter l’image d’un exécutif déterminé à gouverner sans ingérence. C’est dans ce climat tendu, marqué par des rapports de force assumés, qu’une annonce majeure venue de Washington est venue remettre la question du pétrole au centre des relations entre les deux pays.

Selon les déclarations du président américain, Donald Trump, un accord aurait été conclu avec les autorités intérimaires de Caracas pour le transfert d’un volume compris entre 30 et 50 millions de barils de pétrole brut vers les États-Unis rapporte l’agence Anadolu. Présentée comme une opération bénéfique aux deux peuples, cette décision remet en circulation un pétrole jusque-là soumis à des restrictions sévères et rebat les cartes sur un dossier aussi sensible qu’énergétique.

Un accord pétrolier à fort enjeu stratégique

L’annonce faite par le chef de la Maison-Blanche met en avant la qualité du brut concerné, décrit comme un pétrole de premier ordre destiné à être vendu au prix du marché international. Les revenus issus de ces ventes seraient placés sous supervision américaine, avec l’objectif affiché d’éviter tout détournement et d’assurer une redistribution conforme aux engagements pris. Washington entend ainsi garder la main sur le circuit financier, un point central de ce dispositif.

Publicité

Pour traduire rapidement cette décision en actes, le président américain a confié la mise en œuvre du plan au secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, avec instruction d’agir sans délai. Le pétrole devrait être acheminé par voie maritime, à bord de navires-citernes, pour une livraison directe dans plusieurs ports américains. Cette logistique accélérée témoigne de la volonté de transformer l’annonce politique en opération concrète, sans phase intermédiaire prolongée.

Du côté américain, cette initiative est présentée comme une réponse pragmatique à des impératifs économiques et énergétiques immédiats. Elle intervient alors que les États-Unis cherchent à sécuriser leurs approvisionnements tout en pesant sur l’équilibre du marché pétrolier. Le volume évoqué reste limité à l’échelle de la consommation américaine, mais il envoie un signal politique fort quant à la nouvelle orientation des relations avec Caracas.

Pétrole sous sanctions réactions de Caracas et tensions politiques

À Caracas, la réaction ne s’est pas fait attendre. La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a publiquement rejeté l’idée selon laquelle le Venezuela serait administré depuis l’étranger. Elle a rappelé que les décisions concernant les ressources nationales relevaient exclusivement des autorités vénézuéliennes, affirmant que le pays n’acceptait ni directives ni conditions imposées par des acteurs extérieurs.

Ces propos répondent directement aux déclarations répétées de Washington laissant entendre que les États-Unis exerceraient un contrôle décisif sur la transition en cours. Ils interviennent aussi après une séquence particulièrement violente, marquée par l’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro et à la mort de plusieurs dizaines de membres des forces vénézuéliennes et cubaines. Cette opération a profondément marqué l’opinion et renforcé la sensibilité autour de toute décision impliquant les ressources stratégiques du pays.

Le pétrole, pilier historique de l’économie vénézuélienne, devient ainsi un terrain de confrontation politique autant qu’un levier financier. Pour les autorités intérimaires, l’enjeu consiste à préserver une marge de souveraineté tout en composant avec un rapport de force défavorable. Pour Washington, l’accord annoncé permet d’affirmer son influence tout en avançant des arguments économiques et humanitaires.

2 réflexions au sujet de “Pétrole vénézuélien : Trump fait une importante annonce”

  1. Je me demande ce que font encore certains pays au sein de l’ONU quand on voit clairement que cette organisation est purement et simplement à la solde des sionistes américo-anglo-israeliens.
    Pour leurs dignités, les dirigeants des pays qui n’approuvent pas les décisions téléguidées par des hors-la-loi, doivent impérativement retirer leurs États de cette union cancéreuse…. ça ne sert plus à rien de seulement condamner les forfaitures de ces pourritures humaines qui déstabilisent et sèment la terreur partout dans le monde.

    Répondre
  2. Trump se dévoile. C’est à croire que le Venezuela est le 51e États des États-Unis.
    Exigez 30 à 50 millions de barils de 🛢 du Venezuela vers les USA est juste un braquage.
    Ce qui est inacceptable.
    Le kidnapping du président Maduro et de son épouse est donc une forme de chantage .
    Cherchez l’erreur

    Répondre

Laisser un commentaire