Jeudi, dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, le président américain Donald Trump a affirmé que Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky étaient désormais prêts à trouver un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, près de quatre ans après le début du conflit. À quelques semaines de l’anniversaire de la guerre en Ukraine, cette déclaration relance les espoirs d’un règlement diplomatique, même si les obstacles restent nombreux et sensibles.
Trump évoque une opportunité de paix entre Russie et Ukraine
À Davos, en Suisse, où les dirigeants mondiaux se sont réunis pour le Forum économique mondial, Donald Trump a affirmé que la Russie et l’Ukraine étaient à un point où elles pouvaient envisager de conclure un accord, déclarant que Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky « voulaient un deal » pour mettre fin à la guerre qui déchire l’Europe depuis février 2022. Selon Trump, cité par plusieurs médias internationaux, les deux présidents connaîtraient désormais l’urgence de trouver une solution politique pour arrêter les combats qui ont fait des milliers de victimes et dévasté des régions entières de l’Ukraine.
Trump a qualifié les négociations de « raisonnablement proches » d’un accord et a insisté sur le fait qu’il voyait les leaders ukrainien et russe comme étant prêts à collaborer pour parvenir à une entente. L’atmosphère à Davos a ainsi été marquée par cet optimisme mesuré du président américain, même si les détails concrets d’un éventuel plan de paix restent flous et que de nombreux experts jugent les obstacles diplomatiques encore considérables.
Un processus de négociation complexe autour de la fin du conflit
L’idée d’un accord entre Moscou et Kyiv n’est pas nouvelle. Depuis 2025, les États-Unis ont tenté d’animer des négociations entre la Russie et l’Ukraine, par des entretiens séparés et des propositions de cadres de paix. Des responsables américains ont récemment déclaré qu’il ne restait plus qu’un point majeur à régler dans les négociations en cours avant d’atteindre une entente plus globale, un signe que les discussions, malgré leur lenteur, avaient progressé vers un consensus sur certains aspects essentiels de la paix.
Les pourparlers ont combiné un mélange de diplomatie bilatérale et de réunions techniques impliquant des envoyés spéciaux, ainsi que des discussions sur des aspects clés comme les garanties de sécurité pour l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu ou la structure d’un futur accord de paix durable. Le rôle des États-Unis a été central, avec Trump cherchant à faire valoir une solution qu’il présente comme équilibrée tout en défendant l’intérêt américain et mondial dans la fin du conflit.
Territoire et garanties : les points épineux du deal
Malgré l’optimisme affiché, les désaccords subsistent, notamment sur les questions territoriales – en particulier la région contestée de Donetsk et le contrôle de certaines zones de l’est de l’Ukraine – ainsi que sur la manière d’assurer à Kyiv des garanties de sécurité après un accord. Moscou a clairement indiqué que tout accord durable devrait intégrer des éléments liés à ces territorialités, tandis que l’Ukraine a souligné l’importance de sauvegarder sa souveraineté sans concessions jugées excessives.
Très concrètement, les responsables russes ont souligné que résoudre ces divergences territoriales serait essentiel pour un règlement pérenne, alors que du côté ukrainien, il est possible que des négociations cherchent à renforcer les cadres de sécurité internationaux afin de rassurer Kyiv face à une éventuelle désescalade.
Sur le terrain diplomatique, la perspective de pourparlers trilatéraux – réunissant directement la Russie, l’Ukraine et les États-Unis – constitue une évolution notable par rapport aux démarches précédentes. Cette approche pourrait, s’il y a accord sur les grandes lignes, ouvrir la voie à un sommet de haut niveau impliquant les dirigeants eux-mêmes afin de sceller formellement un compromis politique.
Pour l’heure, les déclarations de Trump sont accueillies avec un mélange d’espoir prudent et de scepticisme. Les prochains jours seront décisifs, avec des discussions prévues à Abu Dhabi et ailleurs qui pourraient clarifier si les propos tenus à Davos reflètent une réelle avancée vers la paix ou s’ils restent une étape parmi d’autres sur un chemin encore incertain.



