Le secteur du transport routier a été frappé par un nouveau drame ce mercredi 7 janvier 2026. Un accident d’une extrême violence survenu à Farafenni, en territoire gambien, a coûté la vie à sept personnes, ravivant les inquiétudes persistantes autour de la sécurité du transport transfrontalier impliquant le Sénégal.
Bilan humain lourd à Farafenni
L’accident s’est produit aux environs de 8h30 dans la localité de Farafenni, à la suite d’une collision entre un bus en provenance de Dakar et un minicar de type « Cheikhou Charifou » ayant quitté la région de Kolda. La violence du choc a été telle que six décès ont été constatés sur place.
Une septième victime, grièvement blessée, a succombé après son évacuation à l’hôpital de Farafenni. Parmi les personnes décédées figure un policier sénégalais, confirmant l’impact direct de ce drame sur les familles et les services de sécurité du pays. Les autorités locales et les secours sont rapidement intervenus pour prendre en charge les blessés et sécuriser la zone.
Véhicules « Cheikhou Charifou » au cœur des inquiétudes
Ce nouvel accident remet en lumière les préoccupations récurrentes liées à certains types de véhicules largement utilisés dans le transport informel et transfrontalier. Depuis plusieurs années, des alertes sont régulièrement émises à propos des minicars communément appelés « Cheikhou Charifou » ainsi que des véhicules surnommés « war Gaïndé ». Ces moyens de transport, souvent engagés dans une course au rendement, sont fréquemment pointés du doigt après des accidents graves.
Intervenant sur les ondes de Sud FM, le secrétaire général de l’Union des routiers, Gora Khouma, a de nouveau insisté sur la responsabilité du comportement humain dans ces drames. Il a rappelé que, malgré le caractère parfois récent de ces véhicules, les accidents persistent, soulignant que la problématique dépasse l’état mécanique pour toucher aux pratiques de conduite et au respect des règles de sécurité.
L’accident de Farafenni illustre une fois de plus la fragilité du transport routier sur les axes transfrontaliers empruntés quotidiennement par des voyageurs sénégalais et gambiens. Au-delà du bilan humain particulièrement lourd, ce drame relance le débat sur la régulation des véhicules de transport, le contrôle des comportements sur la route et la nécessité de mesures concrètes pour réduire des accidents devenus trop fréquents.


