Une révélation de CNN fait état de l’acquisition clandestine par les autorités américaines d’un équipement émettant des ondes radio pulsées. Ce dispositif, suffisamment compact pour tenir dans un sac à dos, fait l’objet d’analyses approfondies par le département de la Défense. Quatre sources informées du dossier ont confirmé ces tests qui ravivent un débat douloureux au sein du gouvernement américain. L’enjeu central réside dans la possibilité d’établir enfin un lien concret entre cette technologie et les mystérieux symptômes ayant frappé des centaines de fonctionnaires américains à travers le monde.
Les services de sécurité intérieure américains ont procédé à une opération d’infiltration pour mettre la main sur un équipement que certains enquêteurs soupçonnent d’être à l’origine des troubles neurologiques touchant diplomates, agents de renseignement et militaires depuis près d’une décennie. Cette acquisition, réalisée dans les ultimes jours de l’administration Biden, a nécessité un investissement considérable puisque les responsables évoquent une somme atteignant plusieurs dizaines de millions de dollars. Le financement provient directement du budget du Pentagone, témoignant de l’importance accordée à cette piste d’investigation par les plus hautes sphères de la défense nationale.
Un dispositif à ondes radio au cœur de l’enquête américaine
L’appareil en question génère des ondes radio pulsées, une caractéristique technique que chercheurs et responsables gouvernementaux envisagent depuis des années comme explication plausible aux incidents signalés. Sa composition révèle la présence de composants d’origine russe, bien que l’ensemble ne soit pas entièrement fabriqué en Russie selon les informations transmises aux médias américains. Un élément particulièrement significatif retient l’attention des analystes : contrairement aux hypothèses antérieures suggérant qu’un tel équipement nécessiterait des dimensions importantes, celui-ci présente une portabilité remarquable puisqu’il peut être dissimulé dans un simple sac à dos. Cette caractéristique répond à l’une des interrogations majeures qui avaient longtemps alimenté le scepticisme de certains experts quant à la faisabilité technique d’attaques ciblées.
Les premiers cas documentés remontent à la fin de l’année 2016 lorsque des diplomates en poste à Cuba ont commencé à rapporter des symptômes évoquant des traumatismes crâniens. Ces manifestations incluaient des vertiges intenses, des maux de tête sévères, des troubles auditifs, des pertes de mémoire et des difficultés cognitives persistantes. Par la suite, des incidents similaires ont été signalés dans de nombreux pays où des représentants américains exercent leurs fonctions. Plus d’un millier de personnes seraient concernées selon certaines estimations, transformant ce phénomène en préoccupation majeure pour les agences fédérales. En 2022, un panel du renseignement avait conclu que certains épisodes pouvaient avoir été causés de manière plausible par une énergie électromagnétique pulsée provenant d’une source externe, sans toutefois parvenir à identifier formellement les responsables.
Tensions persistantes entre victimes et services de renseignement
La découverte de cet équipement a relancé une controverse particulièrement vive opposant les personnes affectées aux conclusions officielles des agences de renseignement. Ces dernières maintiennent depuis 2023 leur position selon laquelle aucun lien avec un adversaire étranger n’a pu être établi, estimant peu probable l’hypothèse d’une campagne orchestrée contre des intérêts américains. Marc Polymeropoulos, ancien officier de la CIA ayant publiquement témoigné de blessures qu’il attribue à une attaque subie à Moscou en 2017, a vivement réagi à ces révélations en réclamant des excuses publiques pour le traitement réservé aux victimes.
Les commissions du renseignement de la Chambre des représentants et du Sénat ont reçu des briefings sur ce dossier fin 2025, signe que les autorités considèrent ces développements avec le plus grand sérieux.
Le débat reste néanmoins ouvert et les analyses se poursuivent sans qu’une conclusion définitive n’ait encore émergé. Certains cercles gouvernementaux conservent une posture dubitative quant au lien entre le dispositif étudié et les dizaines de cas demeurant inexpliqués sur le plan médical. Cette prudence s’explique notamment par l’absence de définition claire des incidents de santé anormaux et par le fait que de nombreux examens médicaux ont été réalisés tardivement après l’apparition des symptômes. La quête de réponses se poursuit donc, portée par l’espoir que ces tests permettront enfin d’éclaircir l’un des mystères les plus troublants ayant affecté le personnel diplomatique et militaire américain ces dernières années.
