AES : la force unifiée monte en puissance, selon Tiani

Le président nigérien Abdourahamane Tiani a annoncé vendredi une augmentation des effectifs de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), désormais portée à 6 000 hommes. Cette décision intervient face aux défis sécuritaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger. La force réorganisée vise à renforcer la coordination et la capacité opérationnelle pour contrer les menaces terroristes transfrontalières. L’annonce a été faite lors d’un entretien avec la télévision publique nigérienne, soulignant la volonté de l’AES de s’adapter aux évolutions du contexte régional.

AES et défis sécuritaires au Sahel

La région du Sahel traverse depuis plusieurs années une période marquée par des attaques terroristes et des violences armées. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), subissent des incursions de groupes djihadistes et de groupes armés qui ciblent tant les forces armées que les populations civiles. Dans ce cadre, la création d’une force régionale unifiée constitue une réponse, visant à mutualiser les moyens militaires et à améliorer la rapidité d’intervention sur les trois territoires concernés.

Tiani : « La force unifiée réorganisée pour faire face à toute éventualité »

Le président nigérien a indiqué que l’effectif initial de la force, fixé à 5 000 soldats, a été réévalué et porté à 6 000 hommes. Cette décision reflète la nécessité de renforcer la présence militaire face à des menaces multiformes et souvent transfrontalières. La réorganisation interne de la force a été pensée pour permettre une réaction plus souple et adaptée aux différents scénarios sécuritaires. Les soldats sont désormais mieux répartis, et les structures de commandement et de coordination ont été adaptées afin d’optimiser la logistique, le renseignement et l’intervention sur le terrain. Selon Tiani, cette montée en puissance vise à combler les lacunes et à offrir une meilleure protection aux populations.

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La force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) a été officiellement instaurée en décembre 2025, lors d’une cérémonie à Bamako réunissant les dirigeants des trois pays membres : le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La centralisation des moyens permet aux trois pays de disposer d’une entité capable de planifier des opérations conjointes, d’échanger des renseignements et de mutualiser le matériel disponible.

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