La mécanique du groupe se grippe sur une question de partage. Trois jeunes, soupçonnés d’agressions à l’arme blanche dans le deuxième arrondissement, se retrouvent désormais dans le viseur de la Police après la dénonciation de l’un des leurs. L’information a été rapportée sur la page Facebook de la Police Républicaine.
Tout part d’un désaccord financier. Selon les éléments recueillis, l’un des membres du trio supportait mal les répartitions jugées défavorables après chaque opération. Auditionné au commissariat, il aurait livré les noms et le mode opératoire de ses compagnons, rompant le pacte initial.
Les attaques ciblaient des axes peu éclairés. Repérage rapide des passants isolés, approche en motocyclette Bajaj, menace au coupe-coupe, dépouillement immédiat. La même séquence se serait répétée à plusieurs reprises dans des zones plongées dans la pénombre, offrant un terrain propice à des actions rapides.
La rupture interne remonterait à plusieurs semaines. Frustration accumulée, sentiment d’injustice persistant. Vient ensuite le piège. Prétextant une transaction, il attire le jeune frère de l’un de ses partenaires, porteur d’un téléphone en vente. L’appareil arraché, l’affaire déclenche une réaction immédiate des deux autres. Identifié sans délai, l’auteur présumé refuse de restituer l’objet.
Le vendredi 20 février 2025, ses anciens alliés le conduisent eux-mêmes au commissariat. Sur place, retournement. L’intéressé déroule le récit des braquages, évoque des agressions répétées et présente le vol du téléphone comme une compensation personnelle Les deux autres jeunes se retrouvent à leur tour cités dans la procédure. Les investigations en cours devraient préciser la chronologie des faits, le nombre exact de victimes et le rôle de chacun.



