La cheffe béninoise établie en France, Keith Vanessa Yabo Sonon, figure emblématique révélée au grand public par son marathon culinaire inscrit au Guinness World Records, reprend la parole après plusieurs jours de controverse sur les réseaux sociaux. En cause, un extrait de son passage sur PodLab Studio dans lequel elle évoquait ses attentes vis-à-vis d’un futur partenaire.
Dans cette séquence devenue virale, elle déclarait : « La personne qui est en face de moi doit être en mesure de m’offrir 4 ou 5 fois ce que je suis en mesure de m’offrir moi-même. Si en un mois, j’ai l’habitude de voyager une fois, il doit être en mesure de me faire voyager 2 ou 3 fois dans le mois ». Des propos qui ont suscité une vague de réactions contrastées entre critiques, moqueries et messages de soutien.
Une mise au point sur fond d’excuses
Face à l’ampleur de la polémique, l’Amazone en cheffe a publié un long message sur sa page Facebook. Tout en maintenant sa position de fond, elle a tenu à exprimer des regrets à l’endroit de ses soutiens. « 𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝗺𝗲 𝗱𝗲́𝗱𝗶𝗿𝗮𝗶 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗰𝗲 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 », écrit-elle, avant d’ajouter : « je viens respectueusement et humblement présenter mes excuses à vous de ma tribu qui avez été heurtés par les séquences décontextualisées ».
Elle insiste sur le rôle déterminant de ses supporters lors de son défi culinaire, rappelant que leur mobilisation a permis de dépasser l’objectif initial : « Je suis pleinement consciente que je ne serais pas devenue votre ANANOU, votre trésor national sans VOUS, ma TRIBU. »
Un podcast long de quatre heures et des extraits jugés réducteurs
Dans sa publication, la cheffe explique que l’entretien accordé au média béninois était une discussion de plus de quatre heures, structurée en deux volets : l’un consacré à son parcours professionnel, l’autre à sa personne.
Elle affirme que plusieurs thématiques y ont été abordées, notamment l’indépendance financière, la résilience des femmes, leurs droits et leurs responsabilités. Selon elle, la controverse actuelle trouve son origine dans la diffusion de passages sortis de leur contexte. « Malheureusement (…) je remarque ici une avalanche d’indignation, du fait, en priorité, des séquences décontextualisées qui ont été publiées », déplore-t-elle, invitant le public à suivre l’intégralité de l’entretien.
Clarification sur ses propos
Keith Sonon précise ne jamais avoir évoqué de montant de dot ni utilisé l’expression « homme pauvre ». Elle rappelle que son intervention portait sur la vision d’une femme autonome qui attend d’un partenaire un niveau de contribution supérieur à ce qu’elle peut s’offrir elle-même.
« En tant que femme ambitieuse (…) je me donne (…) les moyens de subvenir à l’essentiel de mes besoins (…) et donc j’attends de mon partenaire qu’il puisse être en mesure de satisfaire à des besoins au-delà de ceux que je peux adresser moi-même. »
La cheffe béninoise remercie ceux qui ont suivi l’intégralité du podcast et pris sa défense, tout en dénonçant les insultes et les menaces dirigées contre elle et sa famille. « À tous ceux qui ont profité de cette sortie pour carrément m’insulter (…) je voudrais vous dire (…) que je vous observe et j’ai appris de vous », écrit-elle, affirmant tirer des leçons de cet épisode.



