Bénin : Schadrac Houngnibo, proche de Kemi Seba risque 2 ans de prison à la Criet

Le parquet spécial frappe fort. Poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et harcèlement par voie électronique, le coordonnateur national d’Urgences panafricaines encourt deux ans de prison ferme après les réquisitions prononcées lundi devant la CRIET, selon Libre Express.

L’audience du 22 février 2026 a marqué un tournant dans le procès de Schadrac Watowédé Houngnibo. Face aux juges de la CRIET, le ministère public a demandé sa condamnation à deux ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende d’un million de francs CFA.

Dans son réquisitoire, le premier substitut du procureur spécial a soutenu que les vidéos publiées par le militant visaient à manipuler l’opinion et à discréditer la SImAU. Le parquet réclame que la Cour le retienne dans les liens de prévention pour « diffusion de fausses nouvelles » et « harcèlement par le biais d’un système électronique ».

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Des vidéos au centre des poursuites

À l’origine de la procédure, des contenus diffusés en ligne autour d’une expropriation présumée de parcelles à Togbin, dans la commune d’Abomey-Calavi. Selon l’accusation, ces publications auraient jeté le discrédit sur la société immobilière chargée de l’aménagement de la zone.

La séquence a propulsé ce proche de Kemi Seba devant la juridiction spéciale. Le dossier s’inscrit dans la répression des infractions commises via les canaux numériques, un terrain de plus en plus fréquent dans le prétoire de la Cour.

En défense, ses avocats ont plaidé la relaxe pure et simple, contestant la matérialité des faits et l’intention prêtée à leur client. Militant politique et figure active de l’ONG Urgences panafricaines au plan national, Schadrac Houngnibo joue une partie décisive dans ce procès à forte résonance médiatique. La décision de la Cour interviendra le 9 mars 2026. D’ici là, le prévenu reste suspendu aux délibérations des juges.

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