À trois ans des Jeux de Los Angeles, un champion olympique rebat ses cartes sportives. Tony Yoka cible 2028 sous une autre bannière.
La trajectoire bifurque. Lundi soir, Tony Yoka a annoncé son intention de boxer désormais pour la République démocratique du Congo, pays d’origine de son père. Objectif affiché : les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Ce choix ouvre un nouveau chapitre pour le champion olympique des super-lourds à Rio en 2016 sous les couleurs de la France. Le passage vers une autre nationalité sportive implique un processus strict, encadré par les fédérations et le Comité international olympique.
« Je suis fier de pouvoir faire rayonner la République démocratique du Congo aux yeux du monde ainsi que de pouvoir honorer ma parole et rendre hommage au ministre (des Sports et loisirs de la RDC) Didier Budimbu qui me fait confiance dans cette aventure« , a écrit le boxeurs franco-congolais Tony Yoka sur le réseau social X dans la soirée d’hier.
Cap sur Los Angeles
Revenir dans le circuit olympique impose un changement de rythme. Chez les professionnels, le Français a enchaîné ces dernières années des performances irrégulières, marquées par plusieurs revers qui ont ralenti sa progression. Le retour à l’amateur constituerait une bascule stratégique.
Encore faudra-t-il franchir les étapes administratives et sportives. L’accord des instances françaises et congolaises resterait nécessaire, tout comme une qualification via les tournois officiels. Rien, à ce stade, ne garantit une participation effective en 2028.
Un ancrage familial revendiqué
Né en France, Tony Yoka avait construit sa carrière amateur sous le maillot tricolore, jusqu’à décrocher l’or olympique à Rio, sommet de son parcours chez les amateurs. Ce titre avait lancé son passage chez les professionnels, avec l’ambition de conquérir la scène mondiale.
Le projet congolais s’inscrit dans une dynamique plus large observée ces dernières années, où plusieurs athlètes choisissent de représenter un autre pays pour relancer leur carrière ou renforcer leurs chances de qualification. La prochaine étape dépendra des décisions administratives et du calendrier des qualifications olympiques, dont les premières échéances devraient se dessiner à partir de 2026.

