À Abidjan, l’influenceuse Yeelen Virginie Kouamé, connue sous le nom de Maabio, a été auditionnée par les autorités administratives compétentes après la diffusion d’une vidéo virale la montrant au volant d’un véhicule. Selon un communiqué officiel daté du 11 février 2026, il a été établi qu’elle ne serait pas détentrice d’un permis de conduire. À l’issue de cette procédure, son dossier a été transmis à la Préfecture de police d’Abidjan selon un communiqué du Ministère des transports publié sur Facebook. L’affaire relance le débat sur la responsabilité des figures publiques et le respect du Code de la route en Côte d’Ivoire.
À la suite d’images massivement partagées sur les réseaux sociaux, les autorités ivoiriennes ont engagé une procédure à l’encontre de l’influenceuse Yeelen Virginie Kouamé, plus connue sous le pseudonyme Maabio. La séquence en question la montrait en train de conduire un véhicule, suscitant de nombreuses réactions en ligne. Des signalements émanant d’internautes ont attiré l’attention des services compétents, qui ont décidé d’agir sans délai.
Le secrétariat permanent de la commission chargée de la suspension et du retrait des permis de conduire a procédé à son interpellation avant de l’entendre dans le cadre d’une audition formelle. D’après les éléments communiqués par la Direction de la Communication et des Relations Publiques, il serait ressorti de cet entretien que l’intéressée ne disposerait pas du permis requis pour conduire. Les autorités estiment que les faits relèvent d’une infraction grave aux règles encadrant la circulation routière.
Côte d’Ivoire : sécurité routière et Code de la route au cœur de l’affaire Maabio
La législation ivoirienne encadre strictement la conduite automobile, imposant l’obtention préalable d’un permis délivré par les services compétents. L’absence de ce document constitue une infraction susceptible d’entraîner des poursuites pénales. Dans le cas présent, la diffusion publique des images aurait été considérée comme un élément aggravant, dans la mesure où elle expose un comportement jugé contraire aux règles de sécurité.
Les autorités ont indiqué que, compte tenu de la nature des faits, le dossier a été immédiatement transmis à la Préfecture de Police d’Abidjan. L’influenceuse doit y être entendue le 12 février à 11 heures, selon le communiqué officiel publié à Abidjan. Cette étape marque le passage du traitement administratif à une phase relevant désormais des services de police.
Depuis plusieurs années, la lutte contre l’incivisme routier figure parmi les priorités affichées des autorités ivoiriennes. Campagnes de sensibilisation, contrôles renforcés et communication institutionnelle s’inscrivent dans une stratégie visant à réduire les accidents et à promouvoir un comportement responsable sur les routes. Le hashtag #STOPALINCIVISMESURLAROUTE relayé dans le communiqué, s’inscrit dans cette dynamique de mobilisation citoyenne.
Réseaux sociaux en Côte d’Ivoire : influence, responsabilité et exposition publique
L’affaire met également en lumière la place croissante des créateurs de contenus dans l’espace public ivoirien. Les influenceurs disposent d’une audience importante et façonnent parfois les comportements d’une partie de la jeunesse connectée. Lorsque des actes potentiellement répréhensibles sont diffusés en ligne, leur portée dépasse le simple cadre privé pour devenir un sujet d’intérêt général.
Dans ce dossier, les autorités ont souligné que l’intervention faisait suite à des alertes de citoyens. Ce mécanisme de signalement illustre l’évolution des pratiques de veille sociale, où les réseaux numériques deviennent des vecteurs d’alerte autant que de diffusion. Il appartient désormais aux services de police d’examiner les faits et d’apprécier les suites à donner, dans le respect des procédures en vigueur.
La transmission du dossier à la police ne constitue pas en soi une décision judiciaire définitive, mais une étape procédurale. Les auditions et vérifications complémentaires permettront d’établir les responsabilités éventuelles. En attendant, cette affaire rappelle que l’exposition numérique peut amplifier les conséquences d’actes individuels, surtout lorsqu’ils touchent à des questions aussi sensibles que la sécurité routière.




Elle sort de taule en plus.
Encore une où la case « cerveau » n’a pas été cochée sur le formulaire de PMA