Au Venezuela, la crise politique se poursuit autour du statut de Nicolás Maduro, détenu aux États-Unis depuis début janvier 2026. La dirigeante par intérim, Delcy Rodríguez, affirme qu’il demeure le chef de l’État, malgré son arrestation. Dans une interview accordée à NBC News depuis Caracas, elle a défendu la légitimité du président capturé et proclamé son innocence. Cette position intervient dans un contexte de tensions diplomatiques et de recomposition du pouvoir. L’enjeu central reste la reconnaissance de l’autorité politique et la stabilité du pays.
Venezuela : Delcy Rodríguez maintient la légitimité de Nicolás Maduro
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a réaffirmé avec fermeté la position du pouvoir en place : Nicolás Maduro reste, selon elle, le dirigeant légitime du pays. S’exprimant lors d’un entretien accordé à la journaliste Kristen Welker pour l’émission « Meet the Press » de NBC News, elle a insisté sur le caractère légal de son mandat, tout en assumant ses fonctions actuelles à la tête de l’État.
Au cœur de son intervention, une déclaration qui résume la ligne officielle : « le président Nicolás Maduro est le président légitime ». En tant que juriste, elle a également défendu l’innocence de l’ancien chef de l’État ainsi que celle de son épouse, Cilia Flores, tous deux détenus aux États-Unis. Cette prise de parole marque sa première interview avec une journaliste américaine depuis son arrivée au pouvoir.
Elle intervient alors que les relations entre Caracas et Washington connaissent une phase de recomposition, marquée par des discussions économiques et diplomatiques, notamment autour du secteur pétrolier. Malgré la situation exceptionnelle, Delcy Rodríguez assure exercer ses fonctions conformément aux dispositions constitutionnelles, tout en maintenant une continuité institutionnelle.
Cette posture vise à éviter une rupture du pouvoir et à préserver l’appareil étatique dans un contexte de fortes pressions internes et internationales. En revendiquant la légitimité de Nicolás Maduro, elle s’inscrit dans une stratégie de stabilité politique, tout en cherchant à consolider son autorité à la tête de l’exécutif.
Capture de Maduro et crise politique au Venezuela
Le 3 janvier 2026, une opération militaire américaine d’envergure a profondément bouleversé la scène politique vénézuélienne. Des forces spéciales des États-Unis ont mené des frappes ciblées avant de capturer Nicolás Maduro à Caracas, en même temps que son épouse.
Transféré sur le territoire américain, l’ancien président a été placé en détention et poursuivi notamment pour des accusations liées au trafic de drogue. Lors de sa première comparution devant un tribunal fédéral à New York, il a plaidé non coupable, contestant la légalité de son arrestation.
Cet événement, rare dans les relations internationales contemporaines, a suscité de nombreuses réactions. L’opération est perçue par certains comme une violation de la souveraineté du Venezuela, tandis que Washington la présente comme une action judiciaire visant à poursuivre un dirigeant accusé de crimes graves.
Dans la foulée de cette intervention, Delcy Rodríguez, alors vice-présidente, a été investie des fonctions présidentielles par intérim, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. Elle s’est retrouvée au centre d’un équilibre délicat, entre maintien du système politique existant et ouverture à de nouvelles formes de coopération avec les États-Unis.
Parallèlement, le pays connaît une période de transition incertaine. Des signaux d’ouverture, notamment sur le plan politique et économique, témoignent d’une évolution en cours, sans pour autant clarifier définitivement la question de la légitimité du pouvoir.
